Angers

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Le château d'Angers et la Maine - © GILE Michel / SUNSET
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Histoire

Cité gallo-romaine connue sous le nom de Juliomagus au Ier siècle, Angers devient un évêché au IVe siècle, ce qui explique le nombre et l’importance de ses monuments religieux. La ville se dote d’enceintes fortifiées afin d’échapper aux attaques des Vikings. Du Xe au XIIIe siècle, elle est administrée par les comtes Foulques (c’est à Foulques Nerra que l’on doit les abbayes à l’origine du quartier de la Doutre, qui s’étend sur la rive droite de la Maine), puis par les Plantagenêts qui œuvrent pour son rayonnement culturel, avec l’édification d’une cathédrale.

Annexée par la France en 1203, Angers se transforme en place forte face aux Anglais et aux Bretons. C’est de cette époque que date le château aux dix-sept tours bâti par Blanche de Castille. La ville échoit alors à un frère de saint Louis, puis devient un duché jusqu’à la mort du roi René, comte de Provence, qui fera d’Angers l’un des centres culturels européens au XVe siècle. Sous la Renaissance, l’« Athènes de l’Ouest » réunit des lettrés (Rabelais, Joachim du Bellay), des scientifiques et des marchands de fruits, vins, ardoise et tuffeau. S’y créent plusieurs collèges et universités de renom.

Meurtrie par la Révolution et la guerre de Vendée (deux mille morts), la très catholique Angers, avec ses quarante-sept églises et ses cinq abbayes, devient le terrain d’affrontements violents. Grâce à la présence de terres fertiles, le « jardin de la France » se consacre depuis des temps reculés à l’agriculture, et plus particulièrement à la production de fruits. Au XVIIIe siècle se créent les premières pépinières. De nos jours, Angers reste fidèle à sa vocation horticole, avec son pôle de recherche agronomique et culturelle, et son grand théâtre contemporain. Angers s’illustre également dans les biotechnologies et le développement durable, comme l’atteste son tramway en construction.
 

Patrimoine

Un peu à l’écart du centre-ville, le château (1228), massive et sombre forteresse de schiste ardoisier zébrée de tuffeau clair, domine la Maine du haut de son promontoire rocheux et de ses tours rondes étêtées en 1585, le gouverneur Donadieu de Puycharic ayant seulement décapité l’édifice qu’Henri III voulait détruire. D’allure austère, il abrite des trésors, tels que la chapelle Sainte-Geneviève, de style gothique flamboyant, le logis royal du XVe siècle et la célèbre tenture de l’Apocalypse (1375), plus grande tapisserie du monde avec ses plus de 100 mètres de long et ses soixante-dix tableaux. Des visites commentées sont comprises dans le prix du billet d’entrée. Le très bel hôtel Pincé (XVIe siècle) est actuellement fermé pour travaux.

À la sortie du château, la promenade du Bout-du-Monde offre une vue imprenable sur la Maine et ses ponts. Les quais mènent au parvis de la cathédrale Saint-Maurice (XIIe-XIIIe s.), de style gothique Plantagenêt, via un escalier aux marches allongées. Ancienne abbaye, la galerie David d’Angers abrite les œuvres néoclassiques du sculpteur ami de Victor Hugo. Non loin de là, le musée des Beaux-Arts, récemment rénové, expose des peintures du XVIIIe siècle et des œuvres d’Ingres, Watteau et Fragonard. Boulevard Arago, l’ancien hôpital Saint-Jean et son musée de la Tapisserie contemporaine présentent les tentures de Jean Lurçat, qui répondent à celles de l’Apocalypse.

De la rue Saint-Laud à la rue de l’Oisellerie, en passant par la Doutre, nombre d’habitations médiévales à pans de bois retiennent l’attention du promeneur : place Sainte-Croix, la maison d’Adam (XVIe siècle), étonnante demeure bourgeoise ornée de colombages en losange et de personnages sculptés, raconte des scènes religieuses, fantastiques ou populaires. Les rues piétonnières du centre-ville, aux maisons finement ouvragées, invitent à des balades riches en découvertes. La présence de boutiques à la mode, de bâtiments haussmanniens et du théâtre municipal font de la place du Ralliement un lieu de rencontre très prisé des Angevins.

Ville fleurie située au cœur de la première région horticole de France, Angers dispose de parcs (Balzac, Saint-Nicolas), et de plusieurs sites naturels, à proximité de la vallée de l’Authion, spécialisée dans la culture des fleurs. En face de l’hôtel de ville s’étire le jardin du Mail, avec ses massifs et ses jets d’eau. Près de la rue Carnot, le jardin des Plantes donne à voir ses cèdres bicentenaires, les lacs sur lesquels glissent les cygnes… Outre son jardin botanique, le « Jardin de la France » s’est doté d’un jardin exotique, l’arboretum Gaston-Allard. À la périphérie d’Angers, le parc de la Garenne domine le vaste étang Saint-Nicolas.
 

Produits du terroir

Dans les chocolateries et confiseries, vous trouverez les quernons d’ardoise ou chocolats bleus, cette spécialité angevine universellement reconnue pour sa saveur. Vous rapporterez des rillauds et rillettes, les gelées au vin d’Anjou, mais aussi de succulentes pommes ou poires tapées, Angers étant réputé pour ses fruits. Vos repas seront arrosés de vins de Saumur-Champigny ou d’un coteau du Layon (vous trouverez votre bonheur à la Maison du Vin de l’Anjou). Côté boisson, ne manquez pas également le cointreau, spécialité angevine, qui possède son musée.

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Office de tourisme

Office de tourisme d’Angers

Adresse : Angers Loire tourisme, 7 place Kennedy, BP 15157, 49051 Angers Cedex 02, France

Numéro de téléphone : +33 (0) 2 41 23 50 00
Site Internet : http://www.angersloiretourisme.com/
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