Briançon : hôtel Logis
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À 1 326 mètres d’altitude, Briançon peut voir les choses de haut : la ville revendique en effet le privilège d’être la plus haute d’Europe. On s’y trouve donc à pied d’œuvre pour toutes sortes d’activités estivales et hivernales, d’autant que le Briançonnais est réputé depuis longtemps pour la pureté de son climat et son air sec. Avec environ 300 jours d’ensoleillement par an et une humidité très faible, Briançon est réputé comme lieu de cure pour les affections respiratoires telles que l’asthme. Mais du fait de sa situation frontalière, Briançon a longtemps été organisée comme une sentinelle armée et protégée, en particulier par Vauban dont les édifices ont été inscrits en 2008 sur la prestigieuse liste du patrimoine mondial de l’Unesco.
Situation
Au carrefour de cinq hautes vallées, dessinant « l’étoile briançonnaise » et aboutissant sur quelques-uns des plus célèbres cols alpins (Lautaret, Montgenèvre, Izoard), Briançon voit couler à ses pieds la Durance naissante, déjà grossie des eaux de la Clarée, de la Guisane et de la Cerveyrette. La cité s’est établie stratégiquement sur un verrou glaciaire d’où la vue s’étend vers la vallée de la Durance, une des principales voies d’accès vers les sommets du parc national des Écrins et du parc naturel régional du Queyras, dont les plus élevés dépassent 4 000 mètres.
Environnement naturel
Dans un environnement où se répondent sans transition vallées encaissées, cimes soudainement dressées et étendues planes des hauts plateaux, le Briançonnais est le rendez-vous de la végétation alpine et des essences méditerranéennes montagnardes. Le mélèze et le pin règnent autour des alpages, apportant la palette de leurs chaudes couleurs au seuil de l’hiver et des premières neiges. La chaîne du Pelvoux érige son rempart naturel contre les vents humides porteurs de pluies. Ici, la montagne est si accueillante qu’on y habite plus haut qu’ailleurs.
Histoire
En franchissant le col du Montgenèvre, les hommes ont très tôt découvert un premier passage entre l’Italie et la Gaule. Cette faille naturelle, dans une barrière réputée infranchissable, décide du rôle stratégique de Brigantium, l’oppidum que les Romains baptisent ainsi en mémoire des anciennes peuplades celto-ligures, les Brigiani. Au Moyen Âge, la cité se développe autour d’un piton rocheux et se fortifie, notamment après le rattachement du Dauphiné à la France en 1349. Briançon est alors la capitale d’un des cinq Escartons – des territoires bénéficiant d’une large autonomie – créés dans la région lors de la signature de la charte de la Grande Transaction. Une enceinte supplémentaire est construite à la fin du XVIIe siècle, puis Vauban repense le système de défense qu’il enrichit de casernes et de fortifications.
Le traité d’Utrecht qui fixe en 1713 la frontière franco-italienne au Montgenèvre ne fait que renforcer la vocation militaire de Briançon. Celle-ci n’est pas désavouée durant la Seconde Guerre mondiale. Devenue ville de garnison, elle est le cadre de violentes batailles autour du fort du Chaberton, tenu par les Italiens et finalement détruit par les Français. La ville est ensuite reprise par les Allemands avant d’être enfin libérée, le 6 septembre 1944.
Patrimoine architectural
À tout seigneur tout honneur, la première curiosité patrimoniale et architecturale de Briançon réside dans ses édifices militaires : son enceinte avec ses portes, son chemin de ronde, ses forts (des Salettes, Dauphin, des Têtes, du Randouillet, d’Anjou) et le pont d’Asfeld, au-dessus des gorges de la Durance. Le circuit des forts inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco permet d’admirer la beauté de ces bâtiments qui s’intègrent avec bonheur à l’ensemble du site.
À l’intérieur des fortifications, plusieurs édifices méritent qu’on s’y attarde, comme la collégiale Notre-Dame, construite sur les plans de Vauban, le couvent et l’église des Cordeliers, avec ses peintures murales, sans oublier la maison des Récollets, bâtie pour l’ordre du même nom. Une promenade dans la haute ville conduit inévitablement vers ce que les Briançonnais appellent la « Grande Gargouille », qui n’est autre que la Grand-Rue, nommée ainsi car creusée au milieu d’une rigole destinée à évacuer les eaux de pluie. Autre curiosité : le quartier du Temple, témoignage du XIVe siècle, avec son passage voûté entre le chevet de l’église des Cordeliers et l’hôtel de ville, bâtiment édifié au XVIIIe siècle.
Enfin, on pourra compléter la découverte de Briançon en visitant le musée du Ski, dans la maison du parc national des Écrins, ainsi que deux sites qui témoignent du passé industriel de la région : le musée de la Mine, à Villard-Saint-Pancrace, et la filature de Chantemerle, à Saint-Chaffrey.
Produits du terroir
Briançon reste tellement marquée par Vauban que l’office briançonnais du tourisme, en collaboration avec l’association pour la Protection du patrimoine culinaire et des arts de la table, a imaginé de réhabiliter la gastronomie du XVIIe siècle, en établissant des menus tels qu’ils auraient été servis à cette époque. Cette aventure gastronomique est possible à l’auberge La Maison de Catherine et à l’hôtel de la Chaussée. Par ailleurs, outre les produits du terroir de la région (fromages, charcuteries, miel…), Briançon se distingue par la production d’une bière artisanale locale, « La Tourmente », fabriquée par la brasserie des Grands Cols.
Sports et loisirs
Ville sportive par excellence, Briançon est une destination très prisée des amateurs de sports d’hiver et de ceux qui apprécient les conditions agréables propres aux Alpes du Sud. Accessible en télécabine depuis Briançon, le domaine skiable de Serre-Chevalier, avec ses trois principaux villages (Chantemerle, Villeneuve-la-Salle et Le Monêtier-les-Bains) compte 250 kilomètres de pistes pour skieurs de tous niveaux. Le ski de fond, les promenades à raquettes et le snowboard y sont également très pratiqués. Détenteur du label « Famille plus montagne », Serre-Chevalier propose en outre tout un éventail d’activités destinées aux enfants et au public familial, dans des structures telles que le club « Piou-Piou », le Jardin des neiges et bien sûr les écoles de ski.
L’été, Briançon offre tous les plaisirs de la montagne et du plein air, avec une grande variété d’itinéraires de promenades et de randonnées pour tous. En premier lieu, les promenades en famille à la découverte de la faune et de la flore alpines. La randonnée d’altitude et l’escalade en compagnie de professionnels sont à l’honneur dans la barre des Écrins (4 102 m), la Meije (3 983 m) et le massif du Pelvoux (3 946 m). Les sports aquatiques ou d’eau vive sur la Durance (pêche, canoë, kayak, rafting…) connaissent un grand succès, tout comme le vélo, le VTT, ainsi que le parapente et même, pour les plus audacieux, le saut à l’élastique.
Briançon vous accueillera également les courts de son tennis club, ainsi que dans plusieurs parcs de loisirs : parc 1326 (centre aquatique et patinoire), Grimp’in Forest (parcours dans les arbres et via ferrata) et, pour les enfants, le Jungle parc (tyroliennes, balançoires volantes…). Enfin, en vertu des conditions climatiques favorables du Briançonnais, on trouvera plusieurs maisons climatiques et médicales particulièrement bien adaptées pour les cures destinées à soigner les troubles respiratoires ou allergiques.
Promenades et randonnées
Les hameaux proches de Briançon déploient de très beaux sentiers de promenade. Puy-Saint-André, à 5 kilomètres au sud-ouest de Briançon, est le cadre d’une jolie balade de moins de 2 heures vers la réserve naturelle du vallon des Partias. Elle se prolonge jusqu’au lac de Partias où se révèle un grandiose panorama sur les Écrins. En redescendant, on admire les chalets d’alpage et les fresques des églises des hameaux. Au départ des Ayes, hameau de Villard-Saint-Pancrace, par la RD 236t, une randonnée aisée de 2 heures 30 permet de rejoindre le lac d’Orceyrette, en traversant une épaisse forêt de pins cembro. Dans le village de tradition minière, on trouve des maisons typiques et une église du XVe siècle.
Au Bourget (commune de Cervières), les bons marcheurs s’attaqueront à un circuit plus difficile de 3 heures 45 pour découvrir la haute vallée des Fonts-de-Cervières et le lac des Cordes, au pied du pic de Rochebrune (3 325 m). Ils auront l’occasion de visiter le vieux village de Cervières et les hameaux de la vallée. Enfin, on rejoindra en voiture le col de l’Izoard (2 360 m), d’où l’on admirera les étranges paysages lunaires de la Casse déserte. Un sentier, au départ du col, conduit jusqu’au cœur de ces étonnants champs de cailloux, d’où la vue s’étend jusqu’aux sommets du Briançonnais, du Queyras et aux contreforts du mont Viso, côté italien.
Événements
Parmi les grands rendez-vous proposés aux visiteurs, Briançon organise chaque été, au mois d’août, un festival de Musique de chambre. Les concerts se déroulent dans l’église des Cordeliers. Les adeptes du bridge choisissent la fin juin pour participer ou assister à la semaine Nature et Bridge qui marie tournois, cours de bridge et randonnées pédestres.
Marchés
Chaque mercredi matin, le parking Durance accueille le marché hebdomadaire. En saison, d’avril à octobre, un marché dominical se tient place de l’Europe.
Restauration
Gastronomie traditionnelle et régionale, spécialités montagnardes, grillades, pizzas sont généralement proposées sur la plupart des cartes des restaurants. Mais on peut également trouver des adresses où l’on sert des menus alsaciens, des tapas…
Hébergement
De l’hôtel standard à l’établissement trois étoiles, du camping au centre ou à la résidence de vacances, du gîte à la chambre d’hôte : tous les types d’hébergements sont disponibles à Briançon et dans les environs.