Le Cambrésis : hôtel Logis
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Entre les Flandres et l’Île-de-France, l’ancienne province du Cambrésis se singularise moins par ses paysages de calme plaine céréalière que par les marques d’un passé mouvementé : les anciennes cités fortifiées de Cambrai et du Cateau, les tours rondes et crénelées du château d’Esnes, les vieux villages de pierre et de brique aux églises en partie fortifiées, l’abbaye cistercienne de Vaucelles ou le village gaulois de l’Archéo’site composent un patrimoine architectural riche.
Situation
Le Cambrésis occupe, au centre du triangle Arras – Saint-Quentin – Valenciennes, un bassin de 50 kilomètres de long sur 30 kilomètres de large environ, formant un passage bas entre les collines de l’Avesnois, sentinelles avancées des Ardennes, et celles de l’Artois, qui limitent le Bassin parisien. Partiellement abrité des pluies océaniques, il demeure frais et volontiers brumeux. La haute vallée de l’Escaut s’y glisse à l’ouest, celle de la Sambre à l’est, avec chacune leur canal, et la Selle entre les deux.
Environnement naturel
Le Cambrésis est une plaine fertile et mollement vallonnée, composée en large partie d’un sous-sol de craie et de limons, excellente terre à blé et à betteraves qui s’étire en vastes champs ouverts et que traversent paresseusement la Selle et l’Escaut, doublée de son canal. Vers l’est, où elle confine au parc naturel régional d’Avesnois et à la vallée de la Sambre, une couche d’argile imperméable donne un paysage plus verdoyant, de bocages, de vergers et de bois.
Histoire
Occupé depuis plus de 400 000 ans - de nombreux outils en silex en témoignent - le pagus (pays) de Cambrai prospère en paix jusqu’à la fin de l’empire carolingien. Le Moyen Âge est plus mouvementé : âprement disputé entre ses comtes et évêques, le fief est finalement transformé en principauté rattachée à l’Empire germanique, mais convoitée par la Flandre française. Les seigneurs-évêques bataillent pour préserver son indépendance, jusqu’à l’annexion au royaume par Louis XIV, en 1677.
Deux épisodes majeurs demeurent inscrits dans l’histoire locale : la signature en 1559 des deux traités du Cateau-Cambrésis, entre Henri II et, d’une part, Élisabeth d’Angleterre, pour consacrer le rachat de Calais, de l’autre Philippe II d’Espagne, pour mettre fin aux guerres d’Italie ; et les grandes batailles de la Première Guerre mondiale, en 1917 et 1918, où pour la première fois les chars furent employés en masse par les Alliés.
Patrimoine architectural
À tout seigneur tout honneur : la découverte du Cambrésis commence dans la vieille cité où mourut Fénelon. La cathédrale d’origine, disparue, est remplacée par une ancienne abbatiale où se trouve le tombeau du grand homme. Le château de Selles abrite le palais de justice, et le riche musée des Beaux-Arts a investi un bel hôtel datant du XVIIIe siècle et rénové. Vous verrez aussi la porte médiévale, vestige des remparts, et la citadelle dont on visite les souterrains chaque week-end (de même que ceux qui courent sous le marché couvert), ainsi que le dernier béguinage de France (ensemble de maisonnettes où logeaient les veuves pieuses).
Aux alentours, vous ne manquerez pas l’abbaye cistercienne de Vaucelles, partiellement détruite, le parc archéologique gaulois à Les Rues-des-Vignes, le solide château médiéval d’Esnes, le musée Matisse, récemment rénové (dans l’ancien palais Fénelon) au Cateau-Cambrésis, le musée de la Dentelle à Caudry, et pour mémoire le musée militaire, ainsi que le char préservé de la Première Guerre mondiale à Flesquières.
Produits du terroir
Chacun connaît les « bêtises » de Cambrai, bonbons à la menthe rayés de sucre jaune. De solides traditions charcutières et fromagères ont également leurs vedettes : l’andouillette de Cambrai, faite de fraise de veau, ou des fromages de caractère, tels que le maroilles, la tome et la boulette de Cambrai, la boulette de Papleux (à base de Vieux-Lille, ou « puant macéré »). Vous dégusterez encore la carbonnade flamande (ragoût de bœuf à la bière), précédée en guise d’apéritif d’un petit verre de chuche mourette (mélange supposé aphrodisiaque de cassis et de genièvre), et accompagné de bières artisanales variées de la brasserie La Choulette.
Sports et loisirs
Les vallonnements à peine marqués du Cambrésis en font une terre d’élection pour la randonnée, à pied, à VTT ou en poney. De très nombreux itinéraires à thème ont été mis en fiches (disponibles dans les offices de tourisme ou téléchargeables sur le site du comité départemental du tourisme). Les distances (de 5 à 50 km) sont aussi variées que les centres d’intérêt : le canal de Saint-Quentin et son étonnant bassin rond (pour faire tourner les péniches), les vestiges mérovingiens, l’activité textile…
Vous pourrez aussi vous adonner à l’équitation dans l’un des quatre centres équestres, nager (à l’espace nautique de Cambrai, à la piscine du Cateau-Cambrésis et en été dans les bassins découverts de Caudry), pêcher dans les eaux claires de la Selles ou dans l’un des plans d’eau de la base de loisirs du val de Riot (où se pratiquent aussi canoë-kayak, beach-volley, tir à l’arc et escalade), vous initier au quad ou à la moto au Cateau-Cambrésis, ou si vous êtes amateur de salles obscures, fréquenter le cinéma de Cambrai.
Les enfants
Pour une passionnante leçon d’histoire grandeur nature, emmenez-les à l’Archéo’site de Les Rues-des-Vignes. Les plus petits apprécieront les animaux des trois parcs animaliers du val de Riot, de l’Estourmel et de l’Échauguette, à Les Rues-des-Vignes : lamas, chameaux, chèvres, cochons, volatiles en tous genres et autres kangourous ont toujours autant de succès. Ces trois sites disposent en outre d’installations de jeux en plein air, et le val de Riot propose des promenades à poney. L’espace nautique de Cambrai, enfin, dispose d’une zone ludique bien équipée.
Événements
Pas de fête dans le Nord sans défilés de géants, à l’occasion des kermesses et ducasses : ceux de Cambrai s’appellent Martin et Martine, mais il y a aussi Binot et Binette, les mulquiniers (tisserands) de Rieu, Pénélope la brodeuse à Villers-Outréaux, Barbari le Seringueux de Solesmes et sa fête très « arrosée » - de jets d’eau - en mars… Au calendrier local sont également inscrites en juin les « Féodales de Cambrai », un week-end de marché médiéval, animé de tournois, de chevaliers et de bateleurs, et en juillet le prestigieux festival de musique classique « Juventus », tandis qu’à Les Rues-des-Vignes on fête les vendanges, en septembre, à la mode mérovingienne.
Marchés
Chaque jour ou presque a ses marchés, dans l’un ou l’autre bourg du Cambrésis, en plein vent ou protégé par une halle comme à Cambrai. Le mardi matin, vous ferez donc vos courses au Cateau-Cambrésis, à Marcoing ou à Iwuy, le mercredi à Cambrai, le jeudi à Beauvois, Bouchain ou Solesmes, le vendredi à Caudry, le samedi à nouveau à Cambrai et le dimanche à Ligny-en-Cambrésis.
Restauration
Plus de cent vingt-cinq tables vous accueillent sur tous les modes : cuisine traditionnelle à l’ancienne, gastronomie haut de gamme, fermes auberges, estaminet (nordiste, rustique sans esbroufe, ultra chic, branché « design » ou joliment rétro), sans oublier les brasseries, les cuisines d’ailleurs (crêpes, pizzas, spécialités turques, grecques, marocaines, asiatiques, etc.), et les snacks où déjeuner sur le pouce.
Hébergement
Parmi la vingtaine d’hôtels du Cambrésis, principalement répartis entre Cambrai et Le Cateau-Cambrésis, on trouve de véritables châteaux (notamment celui de Ligny, luxueux quatre étoiles, et celui de la Motte-Fénelon à Cambrai). La région compte également de nombreux gîtes et chambres d’hôte, ainsi que trois campings très bien équipés à Cambrai, Honnecourt et Aubencheul.