Creuse – Thaurion – Gartempe : hôtel Logis
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La haute Marche est une région vallonnée et boisée, s’étendant autour de Guéret, parallèlement à la rivière qui donne son nom au département de la Creuse. La communauté de Creuse – Thaurion – Gartempe rassemble vingt-huit communes dans cette région maillée de nombreux cours d’eau, dont les principaux sont la Creuse, le Thaurion et la Gartempe. Ici, le monde rural offre ce qu’il a de plus séduisant : une campagne verdoyante et préservée, où se découvrent abbayes, châteaux et parcs. Au sein de la communauté de communes, les villages au riche patrimoine gallo-romain et médiéval conjuguent leurs atouts pour accueillir les visiteurs en quête de dépaysement et de vacances en pleine nature.
Situation
Vingt-huit communes ont décidé de se grouper autour de trois pôles, peu éloignés les uns des autres : Ahun, Saint-Sulpice-les-Champs et Pontarion. Ahun et Moutier-d’Ahun sont reliées à Aubusson et Guéret par la RD 942. Un peu plus à l’ouest, Pontarion est une étape sur la RN 141, entre Bourganeuf et Guéret. Saint-Sulpice-les-Champs, se trouve un peu plus au sud, entre Ahun et Pontarion. Limoges n’est qu’à une soixantaine de kilomètres de Pontarion.
Environnement naturel
Traversés par la Creuse qui élargit son lit après être sortie d’une vallée encaissée vers Aubusson, les environs d’Ahun forment une région bocagère dont les sols sont essentiellement composés de grès et de schistes, contenant de la houille. Mais, comme dans toute la Haute-Marche, les paysages forment une charmante mosaïque de prairies ponctuées de villages aux belles maisons de pierres, de bois riches en champignons, d’étangs et de rivières poissonneuses et avec, de-ci de-là, d’épais taillis dissimulant quelque discret château.
Histoire
Très tôt, Ahun est connue comme ville-étape au cœur d’un important réseau routier, dont la route romaine reliant Mediolanum Santonum (Saintes) à Lugdunum (Lyon), capitale des Gaules. La cité s’appelait alors Acitodunum. Sous les Mérovingiens, on y fabrique de la monnaie. Lorsqu’elle est évangélisée par saint Martial, la ville devient un important prieuré, placé sous la protection de saint Sylvain à qui l’on dédie l’église. À proximité immédiate, un autre monastère important, consacré par l’évêque de Limoges en 997, voit le jour : Monasterium Agedunense, qui deviendra Moutier-d’Ahun.
Les Ahunois réussissent progressivement à s’affranchir et à s’administrer indépendamment, grâce à l’octroi de chartes par les seigneurs successifs au XIIIe siècle, avant de rejoindre le domaine royal sous Louis XIV. Comme toutes les cités creusoises voisines, Ahun est touchée au XIXe siècle par l’émigration de nombreux hommes qui partent pour être embauchés sur les chantiers de construction où l’on apprécie leurs qualités de maçons. Ils finissent par créer la réputation des maçons creusois qui bâtissent et taillent la pierre sur tout le territoire national.
Patrimoine architectural
L’église Saint-Sylvain d’Ahun possède encore quelques éléments d’origine, dont la crypte (XIe siècle), le chevet de style roman (XIIe siècle), mais la majorité de l’édifice date du XVIIIe siècle. On ne manquera pas d’admirer les boiseries intérieures décorant le chœur. De son côté, l’église du monastère de Moutier-d’Ahun se distingue par ses boiseries du XVIIe siècle avec de remarquables décors sculptés exécutés entre 1673 et 1681 par un auvergnat de renom, Simon Bauer. À noter tout spécialement, un lutrin formé de deux lions dos à dos et les vingt-six stalles agrémentées de personnages et d’animaux fantastiques. L’ensemble est protégé par une grille en bois de belle facture.
Pontarion, village édifié autour de l’élégant pont jeté sur le Taurion, possède un intéressant château du XVe siècle, construit à la demande du vicomte Antoine d’Aubusson et dont on distingue les murs crénelés et les mâchicoulis ainsi que les tours rondes d’angles. Il se dresse au milieu d’un parc comprenant un espace pêche et nature ainsi qu’un arboretum. L’église Saint-Martial qui s’ouvre sur un portail limousin est, contrairement au château, d’accès libre. On notera les pierres tombales sur lesquelles sont gravés les instruments des tailleurs de pierres.
Masgot est certainement l’un des villages les plus caractéristiques de la Creuse et de la tradition des tailleurs de pierres. Le hameau fait partie de la commune de Fransèches et a trouvé son originalité du jour où l’un de ses artisans, François Michaud, a choisi de décorer le village entier de ses œuvres, taillées dans le granit. Il s’agit de personnages et d’animaux fantastiques et naïfs, nés de l’imaginaire de l’artisan qui a enrichi sa maison, ainsi que de nombreuses portes, fenêtres et murs du village, avec ses sculptures.
Ainsi, le village s’est découvert une nouvelle vocation liée à la taille et la sculpture sur pierre. D’autres artistes s’y sont installés, le musée François-Michaud est ouvert dans sa maison et l’association des « Amis de la Pierre de Masgot » s’occupe de nombreuses manifestations consacrées à cet art. Chaque année sont organisés des conférences autour de la pierre, des visites guidées du village, des journées d’initiation à la taille du granit, des stages de gravure et de coloriage sur pierre ainsi que de sculpture.
Produits du terroir
Fromages de chèvre et de vache, produits de la ruche, volailles fermières, pommes et petits fruits rouges constituent l’essentiel des productions de la région. À cela, il faut ajouter confitures, gelées, vinaigres parfumés, apéritifs et liqueurs à base de fruits ou de fleurs. Les artisans d’art sont nombreux et créent dans des domaines bien différents qui vont des bijoux aux meubles, aux peintures, aux pierres taillées et à la tapisserie. Généralement les ateliers sont ouverts au public, toute l’année sur rendez-vous.
Promenades et randonnées
Trois circuits sont conseillés pour ceux qui aiment parcourir une région en voiture. Le premier part à la découverte des églises depuis Ahun. Il fait une boucle de 64 kilomètres en passant par les villages de Moutier-d’Ahun, Saint-Hilaire-la-Plaine, Mazeirat, Maisonnisses, Lépinas, Chamberaud et Saint-Martial-le-Mont. Le deuxième, long de 61 kilomètres, a pour point de départ Saint-Sulpice-les-Champs et conduit les automobilistes vers des villages insolites, leurs légendes et leurs personnages : Le Donzeil, Mareilles, Masgot, Fransèches, Saint-Avit-le-Pauvre, La Borne, Saint-Michel-de-Veisse, Banize et Chavanat.
Enfin, le troisième, de 82 kilomètres, s’organise à partir de Pontarion et a pour thème l’eau et la pierre. Il mène les visiteurs à Thauron, Janaillat, Saint-Éloi, Peyrabout, La Chapelle-Saint-Martial, Saint-Georges-la-Pouge, La Pouge, Saint-Hilaire-le-Château et Vidaillat. Trente-huit circuits balisés sillonnent les vingt-huit communes. Dans chaque village, une ou deux balades, de 3 à 18 kilomètres, sont suggérées pour une découverte des paysages et du patrimoine. À Sardent, la ferme « Pays’ane », qui fait aussi gîte, propose des balades avec âne bâté sur des chemins balisés.
Sports et loisirs
Rivières et étangs sont des lieux idéaux pour pratiquer la pêche. Dans le but de satisfaire tous les passionnés, « l’Espace Pêche et Nature » de Pontarion s’est équipé de pontons accessibles aux personnes à mobilité réduite. La pêche est organisée à l’étang du Puy, à Chamberaud, et à l’étang du Moulin, à Donzeil. L’équitation est possible dans de nombreuses fermes équestres (Chavanat, Thauron, Banize, Moutier-d’Ahun, Sardent ou Sous-Parsat). On joue au tennis à Ahun, Sardent, Saint-Sulpice-les-Champs et au Donzeil. Les amateurs de baignades et de sports nautiques devront se rendre au lac de Vassivière, un peu plus au sud, pour pratiquer la voile, le canoë-kayak, le ski nautique, le motonautisme ou la navigation à bord d’embarcations électriques.
Les plages qui accueillent les baigneurs sont surveillées en juillet et août. Les ports de plaisance se trouvent à Vauveix, Nergout et Auphelle. Les adeptes de parcours aventures trouveront ce qu’ils recherchent près du lac de Vassivière et à Felletin. Les fervents de golf pourront découvrir le parcours de neuf trous de Bourganeuf ou celui du golf de Felletin, ouvert aux enfants à partir de 8 ans. Une ferme pédagogique, à Saint-Michel-de-Veisse, avec goûter et cueillette de fraises, accueille les enfants les mercredis, de février à décembre et en juin et juillet, sur rendez-vous. Enfin, à Thauron, un élevage de bisons d’Amérique est ouvert au public.
Événements
Au mois de mai, la ville de Moutier-d’Ahun sert de cadre à un semi-marathon, au cours duquel sont disputées deux courses de 21,1 et 10 kilomètres. Tout près d’Ahun, le festival de musique d’Aubusson, « Musique au cœur de la tapisserie », se déroule de la mi-juillet à la mi-août. Fin septembre, le festival « Francophonies en Limousin » s’installe dans tout le Limousin. Chaque année, la communauté de communes de Creuse – Thaurion – Gartempe, en partenariat avec la scène nationale d’Aubusson, organise au cours de l’année plusieurs spectacles dans le cadre d’une programmation « Itinéraires d’artistes, spectacles vagabonds du Limousin ».
Marchés
La plupart des villages possèdent leur propre marché : Ahun, le mercredi matin, Saint-Sulpice-les-Champs, le jeudi matin, Pontarion, le premier vendredi de chaque mois, Sardent, le troisième vendredi de chaque mois, et Saint-Georges-la-Pouge, le premier mardi de chaque mois.
Restauration
Presque tous les restaurants du territoire Creuse – Thaurion – Gartempe proposent une cuisine traditionnelle avec des spécialités limousines. Bien entendu, il est toujours possible de trouver crêperies, pizzerias, snacks et établissements de restauration rapide.
Hébergement
Tous les modes d’hébergements sont accessibles. Des hôtels avec ou sans restaurant accueillent les visiteurs au cœur des villages. À signaler, un petit hôtel de charme, à Saint-Georges-la-Pouge, Le Domaine des Mouillères, qui réserve son restaurant pour ses hôtes. Il faut ajouter des chambres d’hôte avec éventuellement une table d’hôte, accueillant les familles. Des locations meublées, des hébergements collectifs et des campings complètent le tout.