Divonne-les-Bains : hôtel Logis
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Des arbres séculaires, des pelouses toujours vertes sur les flancs du Jura, et surtout de l’eau : un lac, des rivières, des cascades, des fontaines et des sources qui ruissellent. Divonne-les-Bains – de Divonna, divinité celte des eaux – est, avec son air tonique et ses cures thermales aux vertus apaisantes, un lieu de ressourcement. On y pratique tous les sports de plein air. Et pour ceux qui aiment la vie de société, des festivals de musique et un casino, de hauts lieux culturels à proximité – Genève, Ferney-Voltaire, Coppet, Nyon – accueillent un public très cosmopolite.
Situation
Ancrée dans le pays de Gex à la frontière de la France (département de l’Ain) et de la Suisse, à 15 minutes de Genève, Divonne-les-Bains est adossée au nord au massif jurassien de la Dôle, qui culmine à 1 677 mètres, et s’ouvre au sud-est sur les eaux du lac Léman et, au loin, sur les sommets des Alpes. Cette magnifique exposition a fait de la vallée (480 m d’altitude) un lieu d’échange entre la France, Genève, Lausanne, Berne, et la route de l’Italie.
Environnement naturel
Divonne bénéficie des bienfaits de la moyenne montagne. Le climat y est à la fois tonique et reposant. Le parc naturel régional du Haut-Jura développe un réseau de sentiers forestiers qui s’étagent entre 500 et 1 700 mètres, où la flore et la faune sont variées et protégées. De la roche calcaire jaillissent sources et torrents alimentés par la fonte des neiges, qui épousent les reliefs, creusent des gorges, s’assagissent après une écluse et se jettent dans le Rhône, comme la Valserine ou, comme la Divonne (qui devient la Versoix), directement dans les eaux du Léman.
Histoire
Après avoir chassé ou colonisé les Helvètes, les Romains fertilisent le pays de Gex en construisant un aqueduc d’une dizaine de kilomètres reliant Divonne à Noviodum (Nyon). Ils apprécient déjà la qualité des sources. Au Moyen Âge, la cluse de Gex et le pays gessien se replient sous la coupe des comtes de Genève, puis des sires de Joinville. Convoitée par les Bernois et les Genevois, la région subit de plein fouet les guerres de religion au XVIe siècle. François de Sales, évêque de Genève et d’Annecy, est appelé à plusieurs reprises pour y prêcher : en 1601, le pays redevient catholique et français.
Outre les productions traditionnelles de l’agriculture et de l’élevage, les vallées du Jura ont profité des forces motrices des rivières pour activer moulins, forges et scieries et pour faire tourner des usines de pâte à papier installées à Divonne au XVIIIe siècle. La région a bénéficié du voisinage de la Suisse. Voltaire, toujours soucieux de sa liberté de parole, s’installe à quelques kilomètres de Divonne, à Ferney (1759), et y fait construire un charmant château, asile inviolable d’où il peut en 1 heure de cheval passer la frontière. Madame de Staël ouvre un salon littéraire prestigieux à Coppet après avoir été contrainte à l’exil par Napoléon en 1803.
C’est en 1849, sous l’impulsion du docteur Paul Vidart, que Divonne devient célèbre grâce aux qualités étonnantes de ses sources riches en fluor, calcium et magnésium. Le thermalisme devient à la mode : le nombre de curistes s’accroît sous le Second Empire et d’illustres personnalités, comme Jérôme Bonaparte, Gabriel Fauré ou Maupassant, donnent sa célébrité au site. En 1855, Divonne devient une station prestigieuse. En 1892, elle prend le nom de Divonne-les-Bains. En 1954, l’équipement de la station thermale se complète par l’ouverture d’un casino, qui tire profit de l’interdiction des jeux de hasard en Suisse jusqu’en 1993.
Patrimoine
La vie traditionnelle du pays gessien et du bassin lémanique, avec leurs fêtes, leurs marchés, leurs fromageries, est le grand trésor des Divonnais. Divonne-les-Bains a gardé son caractère d’autrefois en dépit de sa modernisation et d’une fréquentation internationale. Au hasard des promenades, dans un rayon d’une quinzaine de kilomètres, le plaisir est de renouer avec les artisanats anciens en s’arrêtant devant une vieille ferme, un atelier, un moulin ou un hameau plein de charme. Une visite au château de Ferney vous plongera dans le siècle des Lumières en compagnie de l’« aubergiste de l’Europe », Voltaire.
Thermalisme
Captée à 124 mètres de profondeur, parfaitement pure et froide, l’eau de Divonne-les-Bains est chauffée pour les curistes autour de 33 à 37 °C selon les prescriptions médicales. Les très nombreuses sources sont de différentes natures, sources « vauclusiennes », tufières, minérales ou piémontaises, et elles sont personnalisées : la bouillonnante « Emma », la Vidart, la « Barbilène », qui alimenta les thermes durant près d’un siècle et demi, ou encore la Grande Source jaillissant presque au cœur de la ville. Sous la conduite d’un guide, une visite de 1 heure 30 (de juin à septembre) permet de découvrir et de comprendre cet exceptionnel réseau aquatique.
Les curistes viennent à Divonne-les-Bains soigner le stress de la vie contemporaine. Les eaux de Divonne sont en effet réputées pour leurs propriétés bénéfiques dans le traitement des maladies psychosomatiques et des troubles nerveux, des angoisses et des insomnies. La cure est prévue pour 21 jours ; mais des « escales bien-être » sont proposées en week-end ou en séjours de 5 jours. Par ailleurs, fitness, spa, aquagym, balnéothérapie, massage, hammam, sauna accompagnent la remise en forme.
Sports et loisirs
Dans une nature généreuse et protégée, tous les sports d’eau, de terre, de montagne et d’air sont à votre disposition. Le parcours du golf ménage de beaux points de vue le long de la Divonne. Randonnées équestres, pédestres, ou à vélo : les rives du lac Léman, les forêts et les pentes du Jura offrent des kilomètres de sentiers balisés qui permettent à chacun selon son niveau de goûter l’air pur et de découvrir des points de vue neufs sur les eaux bleues du Léman et le massif du Mont-Blanc.
La promenade montagnarde peut s’achever par un plongeon dans l’eau. Le lac de Divonne et sa plage de sable ont été aménagés en 1964 pour les sports nautiques, la baignade, le canoë et la planche à voile. Un minigolf et un parcours dans les arbres (Forestland) jouxtent le lac. Pour les plus sportifs, une autre façon d’admirer le paysage consiste à s’offrir, depuis les hauteurs du Jura (Crozet, Vesancy), avec ou sans moniteur, une belle descente en parapente. Il est également possible de se délasser au centre nautique.
L’hiver, la station de ski Monts Jura invite au ski de fond et aux balades en raquettes sur les plateaux (domaine de La Vattay), tandis que les hauts reliefs (domaines de Mijoux/La Faucille et Lélex/Crozet) offrent d’excellentes pistes de ski alpin, d’accès facile. À signaler, des séjours à thème et des stages récréatifs sont proposés aux familles, combinant cure, golf, nature et découverte l’été, balades en raquettes et ski l’hiver.
Événements
En plus de ses installations thermales et de son casino, Divonne-les-Bains est équipée d’un hippodrome sur lequel se tiennent régulièrement des courses hippiques, des meetings et diverses manifestations autour du cheval et de l’hippisme.
Marchés
Un marché a lieu deux fois par semaine, le vendredi et le dimanche.
Restauration
D’excellents restaurants offrent plats du terroir et cuisine fine. Le « beignet » venu de Suisse est une spécialité traditionnelle de Divonne et le fameux bleu de Gex trône sur les plateaux de fromages. Une école de cuisine et d’œnologie, « Coulisses gourmandes », sous la direction d’un chef étoilé, propose de vous initier à la grande cuisine.
Hébergement
Les possibilités d’hébergement sont multiples, depuis les palaces de grand luxe jusqu’au camping en passant par la chambre d’hôte, le gîte et les meublés. Notez que des bus relient Divonne-les-Bains aux stations de ski et aux sites du lac Léman, de Genève, de Ferney-Voltaire, de Coppet et de Nyon.