Draguignan : hôtel Logis
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La capitale du pays dracénois se niche au creux d’un vallon que surplombent des collines verdoyantes au relief érodé. Plein de cachet avec ses places animées de fontaines et ses ruelles arborées, bordées de maisonnettes aux façades colorées et aux balcons fleuris, le quartier ancien fait oublier que, longtemps, Draguignan pâtit de sa réputation de ville de garnison. Également cité universitaire tournée vers les nouvelles technologies, la commune varoise s’ouvre désormais au tourisme en restaurant son patrimoine architectural et environnemental. Les jours de marché, son atmosphère méridionale séduit autant les Dracénois que les visiteurs.
Situation
Au sud de la région Provence – Alpes – Côte d’Azur, dans le département du Var, Draguignan s’est développée à mi-chemin des quatre grandes agglomérations régionales : Nice, Toulon, Marseille et Aix-en-Provence. Située dans l’arrière-pays du littoral méditerranéen, la ville constitue une porte d’accès aux grands sites touristiques que sont la Côte d’Azur et le golfe de Saint-Tropez. À 86 kilomètres au nord-est de Toulon et 48 kilomètres au nord de Saint-Tropez, Draguignan est proche de l’autoroute et desservie par la gare TGV des Arcs – Draguignan, à une dizaine de kilomètres de son centre-ville. L’agglomération est environnée de villages perchés typiquement provençaux.
Environnement naturel
À l’arrière du massif des Maures, dans la plaine qui s’adosse au plan de Canjuers, champ de manœuvre militaire, Draguignan se blottit dans un vallon d’une largeur d’environ 2 kilomètres, à 200 mètres d’altitude. Traversée par le cours de la Nartuby, la ville constitue le trait d’union entre le Haut-Var et les plateaux de Haute-Provence. Le paysage environnant est dominé par le vignoble et les plantations d’oliviers, d’amandiers ou de figuiers qui surgissent entre de vastes étendues de pinèdes et de garrigue.
Histoire
La ville s’est développée à partir du XIIIe siècle sur un site autrefois occupé par une forteresse ligure, puis romaine, à l’emplacement de l’actuelle tour de l’Horloge – qui domine la cité depuis le XVIIe siècle –, avant de descendre dans la plaine. Au XVe siècle, elle est la quatrième ville de la Provence. En 1797, Draguignan devient préfecture du Var, statut que la cité devra abandonner à Toulon en 1974. Au XIXe siècle, elle change de physionomie : le baron Haussmann, préfet du Var, fait percer de longues avenues et aménage des promenades arborées au sud et à l’ouest du Draguignan historique. Après la Seconde Guerre mondiale, la cité connaît une croissance paisible avant de devenir, dans les années 1970, l’une des villes de garnison les plus importantes de France.
Patrimoine architectural
De l’enceinte élevée jadis dans la plaine pour protéger la ville comtale, puis royale, il ne reste pas grand-chose, à l’exception de deux portes. En revanche, le vieux Draguignan, dominé par la tour de l’Horloge, mérite une visite pour ses maisons pittoresques, dont certaines remontent aux XVe et XVIe siècles. L’ancien couvent des Ursulines (aujourd’hui musée municipal, XVIIe s.), qui servit temporairement de résidence d’été aux évêques de Fréjus, et la chapelle de l’Observance (ouverte uniquement lors des journées du Patrimoine et pendant la fête de la Pentecôte) en sont les principaux monuments.
À l’écart du centre-ville, l’église Notre-Dame-du-Peuple (XVIe s.), qui a reçu sa façade actuelle au XIXe siècle, et une chapelle du XIIe siècle dédiée à Hermentaire, le saint patron de Draguignan, qui s’élève sur les vestiges d’une villa et de thermes romains, méritent une visite. Classé monument historique, le dolmen dit « la Pierre de la Fée », sépulture collective de la fin de la période néolithique, qui rappelle que le territoire fut peuplé dès l’époque préhistorique, vaut lui aussi le détour.
Musées
Draguignan possède trois musées et un mémorial. Le musée des Arts et Traditions Populaires, situé dans un vaste jardin et aménagé en trois niveaux, raconte la vie quotidienne dans la Dracénie des XIXe et XXe siècles. Les différentes expositions mettent en lumière l’artisanat régional et le travail de la terre. Le musée municipal d’Art et d’Histoire abrite quant à lui quelques chefs-d’œuvre, tels une petite toile de Rubens et une autre de Renoir, un marbre de Camille Claudel ainsi que des tableaux prêtés par le musée du Louvre. Les collections de faïences intéresseront les amateurs.
Érigé dans le cimetière américain, où sont rassemblées huit cent soixante et une sépultures, le mémorial du Rhône évoque la mémoire des soldats tombés au champ d’honneur lors de l’opération Anvil Dragoon, nom de code donné au débarquement des troupes alliées en Provence, en août 1944. En complément de cette visite en forme d’hommage, le musée de l’Artillerie présente une collection unique en France d’armes et de canons du XVe siècle à 1950.
Produits du terroir
La gastronomie dracénoise joue avec les saveurs infinies et typées des produits du terroir provençal : fromages, miels aux parfums de garrigue, huiles d’olive (des moulins à huile, qui se visitent, perpétuent la tradition), sans oublier les vins aux arômes subtils. Les légumes, gorgés de soleil, garnissent la plupart des recettes, comme les artichauts violets de Provence à la barigoule : les artichauts sont cuits à la cocotte avec des champignons, des carottes, des oignons, du jambon de Provence et du petit-salé coupés en dés sans oublier, bien entendu, un bouquet garni d’odorantes herbes de la région. Accompagné d’un petit verre de côtes-de-provence rosé, c’est un véritable régal.
Sports et loisirs
Les environs immédiats de Draguignan se prêtent idéalement à de longues promenades à pied (circuits du tour de Malmont), à cheval ou à vélo (piste de la trouée Verte), grâce à un dense réseau de sentiers balisés. Deux bases nautiques – à Vidauban et au Muy – accueillent les visiteurs dès les premiers beaux jours (quel plaisir de s’adonner au canoë ou au kayak sur la Nartuby !), tandis que les plus intrépides partent à l’assaut du site d’escalade qui surplombe les gorges de Châteaudouble. Dans le coin, vous pourrez également pratiquer la pêche, la chasse et le golf. La ville de Draguignan est quant à elle équipée de deux piscines et de plusieurs courts de tennis, couverts et extérieurs.
Les enfants
À Draguignan, les enfants ne risquent pas de s’ennuyer. La commune dracénoise du Muy leur offre une aire de jeu en pleine nature, où l’on prend possession de la cime des arbres ! Pour redescendre sur terre, rien de tel qu’une balade à dos d’âne, mais si les arbres leur manquent vraiment trop, ils pourront toujours s’essayer à la cueillette de pommes à Vidauban. Randonnées équestres et initiation au canoë-kayak figurent également au programme de ces journées 100 % nature.
Événements
Plusieurs événements ponctuent la vie festive dracénoise. Lors du week-end de la Pentecôte, la grande fête dédiée à saint Hermentaire met le feu à toute la ville, au rythme de concerts, d’épreuves sportives, de manèges et de bals. Point d’orgue de la célébration : le grand défilé de chars du dimanche. En juillet, concerts et spectacles s’enchaînent pour les Nuits musicales de Draguignan. En août la semaine du Rire sème la bonne humeur dans la ville. En automne, le festival de Jazz clôture les festivités (octobre) jusqu’à Noël, période du marché artisanal et du festival des Pastorales.
Marchés
Le marché provençal de Draguignan se tient le mercredi et le samedi, tout au long de l’année, sur la place du Marché. Cœur battant de la vieille ville, c’est le point de rencontre rituel de ses habitants.
Restauration
Restaurant traditionnel ou grande table gastronomique, cuisine française ou italienne… en Provence, la douceur de vivre se découvre aussi autour d’un bon repas ! À Draguignan, tous les plaisirs gustatifs sont envisageables.
Hébergement
Hôtellerie familiale ou haut de gamme, résidence de tourisme ou village de vacances, gîte rural ou chambre d’hôte labellisée, sans oublier les campings et près de deux cent cinquante meublés de tourisme classés : Draguignan et les villages alentour mettent à votre disposition une large palette d’hébergements.