Grasse

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Grasse - © Photo Jean Malburet
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Histoire

Quelques témoignages de la présence humaine durant la préhistoire ont été découverts à Grasse, à l’occasion de fouilles archéologiques. Les Romains établissent des villae agricoles. Il faut cependant attendre le Xe siècle pour que le village se bâtisse sur le rocher, au-dessus de la plaine, à un carrefour de voies reliant la Provence orientale intérieure à la côte et à la Provence rhodanienne. Il entend ainsi se protéger des razzias sarrasines. Au XIIe siècle, la cité s’affranchit de la tutelle seigneuriale et conquiert sa liberté en instituant un consulat, sur le modèle italien. Sa position géographique lui confère très tôt un rôle prépondérant dans la région. En 1482, elle rejoint la couronne royale avec le rattachement de la Provence à la France, mais garde ses privilèges.

En 1536, les armées de Charles Quint pillent et incendient la ville. Suivent les violences des guerres de Religion. Grasse se range aux côtés d’Henri IV pour combattre la Ligue, ce qui lui vaut d’être une nouvelle fois pillée en 1589. Un peu moins de 2 siècles plus tard, elle est prise par les armées autrichiennes et encore dévastée. Chef-lieu du département du Var entre 1793 et 1795, elle accueille le tribunal révolutionnaire qui condamne une trentaine de personnes à être guillotinées. Grasse fait à nouveau parler d’elle durant la Seconde Guerre mondiale, grâce à un groupe de résistants qui réussissent à la libérer de l’occupation allemande le 24 août 1944.
 

Patrimoine

La vedette à Grasse, c’est bien entendu le parfum, dont l’histoire est plutôt originale. Dès le Moyen Âge, la ville se consacre à la tannerie. Outre les cuirs locaux, les tanneurs traitent les peaux importées d’Espagne ou de Sicile et confectionnent des gants, très appréciés dans la haute société. Pour combattre les odeurs nauséabondes du tannage, les artisans, influencés par une mode de la Renaissance italienne, apprennent à parfumer leurs gants. Ils se muent alors en gantiers-parfumeurs et adoptent la fragrance du jasmin. Le gant perdant progressivement sa fonction de symbole social, ces artisans deviennent au XVIIIe siècle parfumeurs. Cette évolution est favorisée par le microclimat subtropical chaud et humide qui convient parfaitement à la culture du jasmin.

Quelques grands parfumeurs utilisent encore pour leur production les fleurs cultivées sur place. Les plantations des horticulteurs locaux sont constituées de jasmin et de rose de Mai, une rose cent-feuilles. Le jasmin est récolté tôt le matin, de juillet à octobre. La rose de Mai, contrairement au jasmin, se cueille en plein soleil, d’avril à début juin. Il faut compter environ 400 kilogrammes de fleurs fraîches pour distiller 1 kilogramme de « concrète », dont on tire 60 centilitres d’essence absolue nécessaire au parfumeur, appelé « nez », pour composer ses fragrances. Pour élaborer un parfum original, il faut rassembler entre quatre-vingts et cent trente huiles essentielles différentes. Il s’agit d’un véritable travail d’artiste.

Grasse possède un centre historique intéressant, qui a conservé la structure urbaine du Moyen Âge, avec un remarquable ensemble épiscopal composé d’une tour, du palais épiscopal et de la cathédrale Notre-Dame du Puy, de style roman très dépouillé. Le palais épiscopal abrite de nos jours l’hôtel de ville. Lors d’une visite du centre-ville, on ne peut manquer la place aux Aires, bordée d’arcades. On y admire, au numéro 33, la Maison Isnard, demeure d’un riche tanneur père de l’homme politique Maximin Isnard. Dans les rues voisines, de nombreuses demeures rappellent le Moyen Âge. En haut de la rue de l’Oratoire, la chapelle de l’Oratoire comporte quelques beaux éléments gothiques. L’office de tourisme propose des visites guidées thématiques et un circuit en visite libre.

Grasse compte plusieurs musées dignes d’intérêt, comme le musée d’Art et d’Histoire de Provence, la villa-musée Fragonard, le musée de la Marine, le musée provençal du Costume et du Bijou, ou encore (bien évidemment !) le musée international de la Parfumerie. Dans les environs, deux grottes méritent une visite : la grotte de la Baume obscure avec son « Souterroscope », sa rivière souterraine, ses minéraux et fossiles, sa faune cavernicole ; et les grottes de Saint-Cézaire-sur-Siagne, avec leurs stalactites rouges, leur salle des Draperies, l’Alcôve des fées…
 

Artisanat et produits du terroir

Outre les parfums, bien sûr, il est possible de se procurer quelques productions locales telles que l’huile d’olive (plusieurs moulins peuvent se visiter), des confiseries, des confitures de rose, de jasmin, de bigarade et autres agrumes, des fruits au sirop et également du miel. Enfin, les boulangers fabriquent la fougassette, sorte de petit pain léger, parfumé à la fleur d’oranger autrefois préparé dans le cadre des treize desserts de Noël. On peut également trouver à Grasse le vrai nougat noir provençal. L’espace Terroirs organise des animations gastronomiques.

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Office de tourisme

Office de tourisme de Grasse

Adresse : Palais des Congrès, 22 cours Honoré-Cresp, 06130 Grasse, France

Tél. : +33 (0) 4 93 36 03 56
Email : info@grasse.fr
Site Internet : http://www.grasse.fr/
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