Gravelines et les rives de l’Aa : hôtel Logis
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Ville et port fortifiés par Charles Quint puis par Vauban, Gravelines mérite son classement parmi les « Plus beaux détours de France ». Entre la Côte d’Opale aux plages sans fin et la campagne en retrait, les rives de l’Aa offrent une multiplicité de paysages et de patrimoines. Les musées rappellent le passé de cette terre de pêcheurs d’Islande. Les rives de l’Aa sont aussi l’occasion de nombreuses activités : sorties en mer, balades en bateau à la découverte des fortifications, promenades à pied ou à vélo dans la campagne ou les polders, char à voile sur les vastes plages.
Situation
Gravelines et les rives de l’Aa sont situées aux confins des départements du Nord et du Pas-de-Calais, à mi-chemin (25 km) entre Dunkerque et Calais. La ville de Gravelines se trouve un peu en retrait de l’embouchure du fleuve Aa, canalisé au XVIIIe siècle pour alimenter les fossés entourant la forteresse Vauban et permettre la navigation des pêcheurs. En dehors de Grand-Fort-Philippe, en bord de mer, Saint-Georges-sur-l’Aa, Bourbourg, Craywick, Loon-Plage et Gravelines sont implantés dans un paysage maillé de petites routes, de digues et de canaux.
Environnement naturel
Difficile d’imaginer le territoire de Gravelines sous son premier visage. Encore au tout début du Moyen Âge, le fleuve Aa formait un vaste estuaire et la mer s’avançait bien plus dans les terres. Elle effectue peu à peu un retrait, des pêcheurs s’installent sur ses bords à l’emplacement de Gravelines. Tout autour, nombreux sont les marécages et les terres ne sont asséchées que progressivement, notamment aux XVIIIe et XIXe siècles. Nombre de canaux et de digues sont visibles encore dans le paysage, à l’origine des polders, ces terres gagnées sur la mer, comme celui de la réserve naturelle du Platier d’Oye à Oye-Plage ou celui de Gravelines même.
Histoire
Un petit village de pêcheurs, installé dans l’estuaire de l’Aa, est choisi au XIIe siècle par le comte de Flandre Thierry d’Alsace pour devenir le port de Saint-Omer, qu’il fortifie d’un rempart de terre et de pieux. Les relations commerciales et la pêche prennent leur essor, tandis que l’arrière-pays insalubre commence à s’assécher, permettant le développement de l’agriculture. Gravelines attire les convoitises et sa situation aux confins du comté de Flandre et du royaume de France entraîne de nombreuses attaques et destructions.
Le XVIe siècle marque la mise en place des premières fortifications qui nous sont parvenues, celles de Charles Quint, dans le conflit qui l’oppose à François Ier. Au cours du XVIIe siècle, Gravelines passe à plusieurs reprises entre les mains des Espagnols et des Français, pour devenir définitivement française à partir de 1659 (traité des Pyrénées). Louis XIV et Vauban donnent à Gravelines de nouvelles fortifications et la forme en étoile que nous lui connaissons.
Une écluse est installée sur l’Aa et un chenal est creusé pour entourer la ville ; il est prolongé par un bassin, qui permet l’implantation de pêcheurs et commerçants au cours du XIXe siècle, donnant naissance à Grand-Fort-Philippe et Petit-Fort-Philippe. Quant aux fortifications Vauban, elles résistèrent une dernière fois lors des assauts allemands de 1940. Après l’arrêt de la pêche à la morue dans les années 1960, le port de Gravelines se tourne vers la plaisance, les bateaux de pêcheurs se faisant de plus en plus rares. L’économie s’oriente entre autres vers le tourisme.
Patrimoine architectural
Les fortifications de Gravelines constituent sans conteste un patrimoine exceptionnel. Deux ensembles distincts sont bien visibles encore, les fortifications hexagonales de Charles Quint entourant le centre auquel s’ajoute le château-arsenal, et les remparts avec leurs portes, contrescarpes et glacis caractéristiques du « style » Vauban tout autour. Des écluses sur les canaux, une citerne destinée à alimenter en eau les militaires, des casernes, des corps de garde… ont complété le dispositif aux siècles suivants.
Plusieurs ports existent, autrefois dédiés à la pêche, maintenant à la plaisance : le bassin Vauban, soumis aux marées, et deux pontons à échouage à l’embouchure du chenal. Le phare de Petit-Fort-Philippe (première moitié du XIXe siècle) indique l’entrée du chenal. Le musée de la Mer à Grand-Fort-Philippe et la Maison de l’Islandais à Gravelines perpétuent la mémoire des pêcheurs d’Islande ; quant au musée du Dessin et de l’Estampe originale, unique en France, il est installé dans la poudrière. Autre élément fort du patrimoine, le beffroi est inscrit, avec cinquante-quatre autres beffrois de Belgique et de France, au patrimoine mondial de l’Unesco.
Bourbourg présente un patrimoine architectural ancien intéressant, notamment la prison datée du XVIIIe siècle, dans laquelle des salles d’isolement sont couvertes de graffitis de la Seconde Guerre mondiale. L’église Saint-Jean-Baptiste est l’une des plus grandes de Flandre ; elle est aujourd’hui investie par l’œuvre d’Anthony Caro, le Chœur de lumière, ensemble de quinze sculptures et pièces de mobilier entourant une cuve baptismale.
Produits du terroir
La chicorée est sans conteste le produit régional. La racine de cette plante est torréfiée et utilisée en boissons, en cuisine, en pâtisserie ou chocolaterie. Sans calorie, bourrée de minéraux, de vitamines, d’oligo-éléments et de fibres, c’est un aliment très bon pour la santé. La Gravelinoise est une bière fine épicée à la coriandre, qui lui donne son caractère. Le poisson fumé est une tradition qui persiste, à découvrir avec la visite d’une saurisserie. Côté dessert, la gaufre à la vergeoise de Bourbourg séduit tous les gourmands avec son fourrage au beurre et au sucre. À Grand-Fort-Philippe, goûtez les cululutes, gâteaux briochés aux fruits confits et raisins secs.
Sports et loisirs
Au départ de la base d’activités de Gravelines, des circuits de randonnée VTT permettent de visiter le pays des rives de l’Aa et Gravelines. Des circuits de randonnée à pied balisés parcourent eux aussi les villes de Gravelines et de Bourbourg. Avec ses immenses plages de sable fin, la Côte d’Opale constitue un terrain de jeu idéal pour les adeptes du char à voile, ou pour ceux qui veulent s’y initier.
Bien d’autres activités sont encore à découvrir à la base nautique : le flysurf, la voile, la planche à voile, l’aviron de mer et le canoë-kayak. La pêche constitue une autre grande activité, de même que les sorties en mer sur le Christ roi, vieux gréement, ou sur le Père Duval, chalutier, tous les deux de Gravelines. Par ailleurs, avec le complexe sportif Sportica, Gravelines dispose d’un vaste établissement comprenant piscine, salle omnisports et cinéma.
Événements
Plusieurs événements viennent rythmer l’année à Gravelines et sur les rives de l’Aa. Tradition du Nord de la France, les géants sont de sortie à Gravelines début avril, lors de la fête de la Matelote, et à Bourbourg le dernier dimanche de juin. En juillet, Loon-Plage accueille Het Lindenboom, un festival consacré aux musiques traditionnelles. Enfin, à la fin du mois d’août est donné un grand spectacle son et lumière qui évoque chaque année différents aspects de l’histoire et des traditions locales.
Marchés
Deux marchés d’alimentation hebdomadaires se déroulent à Gravelines, réunissant une centaine d’exposants le vendredi matin en centre-ville et une quarantaine le dimanche matin à Petit-Fort-Philippe. À Bourbourg, le marché du mardi matin regroupe une soixantaine d’exposants. Celui de Grand-Fort-Philippe enfin se déroule le lundi matin.
Restauration
Gravelines, Bourbourg, Oye-Plage, Loon-Plage, Craywick, les villes et villages du territoire regorgent de restaurants et brasseries offrant des cuisines traditionnelle, française, gastronomique, ou plus rapide. Produits régionaux, poissons et cuisine flamande sont à l’honneur.
Hébergement
Il sera facile de se loger à Gravelines et dans les environs. Hôtels toutes catégories, chambres d’hôte, quelques gîtes, des campings en bord de mer ou dans les terres, il y en a pour tous les goûts !