Grenoble : hôtel Logis
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Ville spacieuse au pied des massifs du Vercors, de la Chartreuse et du Belledonne, Grenoble mérite son titre de « capitale des Alpes ». Très bien desservie, elle offre un accès à la quiétude des forêts alpines et à tout un ensemble de domaines skiables proches, tels que Vaujany, Autrans, Lans-en-Vercors et les stations de la Chartreuse. Omniprésentes, les montagnes ne sont pourtant pas les seuls attraits de Grenoble, qui est à la fois une grande ville d’art et une technopole. Ce centre universitaire et scientifique fait preuve d’une intense vie culturelle.
Situation
Grenoble s’étend dans la large plaine de l’Isère, sur le site où cette rivière reçoit les eaux de son affluent le Drac, qui descend du massif de l’Oisans. L’agglomération grenobloise a la forme d’un Y, dont la vallée de l’Isère constitue les deux bras et celle du Drac le pied, au sud. Au nord, le massif de la Chartreuse s’avance entre les deux bras du Y grenoblois. Lyon est à 110 kilomètres au nord-ouest, Chambéry à 45 kilomètres au nord et Valence à 70 kilomètres au sud-ouest. 160 000 Grenoblois vivent sur le territoire de la commune.
Environnement naturel
Paradoxalement, cette ville de montagne est la plus plate d’Europe, avec une altitude moyenne de 200 mètres seulement, pour le bonheur des nombreux cyclistes ! Le relief le plus saillant de Grenoble est un promontoire de près de 500 mètres d’altitude, sur lequel se dresse une ancienne forteresse, la Bastille. Au-delà commence le territoire du parc naturel régional de la Chartreuse.
Histoire
Ce sont les Allobroges, peuple gaulois, qui fondent les premiers un bourg, nommé « Cularo », sur le site de l’actuelle Grenoble. Au IVe siècle, Cularo devient une cité gallo-romaine, avec un mur d’enceinte, dont il subsiste aujourd’hui des vestiges. La ville prend le nom de « Gratianopolis », en référence à l’empereur Gratien.
Deux événements bien différents marquent l’histoire de Grenoble au Moyen Âge : une crue catastrophique, d’une part, l’obtention du statut de capitale du Dauphiné, d’autre part. Le 14 septembre 1219, la ville est détruite par une crue de l’Isère causée par la rupture d’un barrage naturel qui s’était formé sur un torrent, la Romanche. De cette catastrophe, Grenoble garde de longues séquelles. Malgré tout, elle poursuit son essor et devient au XIVe siècle la capitale du Dauphiné. Peu après, cette province est rattachée à la France : son souverain, Humbert II, la vend à la France pour honorer ses dettes (traité de Romans, 1349).
Au milieu du XVe siècle, Grenoble possède son propre parlement. Contrôlée successivement par les catholiques et les protestants durant les guerres de Religion, la ville est finalement prise, en 1590, par le duc de Lesdiguières, futur connétable de France. Ce dernier modifie durablement l’urbanisme grenoblois en construisant palais, égouts, jardins, ponts et fontaines et en prolongeant les fortifications sur la rive droite de l’Isère.
En 1783, Grenoble voit naître, sous le nom d’Henry Beyle, le grand écrivain Stendhal, qui, dit-on, résumait en une simple formule la géographie grenobloise : « À Grenoble, au bout de chaque rue une montagne ».
Quelques années plus tard, la ville joue un rôle clé dans l’histoire de France. Le 7 juin 1788, la révolte de la « Journée des Tuiles », qui a un retentissement national, représente en effet les prémices de la Révolution française.
Sous Napoléon, la ville reprend le nom de « Grenoble », qui avait été transformé en « Grelibre » durant la période révolutionnaire (le suffixe « noble » évoquant trop l’« Ancien Régime »). En 1815, la ville fait un triomphe à l’empereur, de retour de l’île d’Elbe pour les Cent Jours. La route qu’il a prise depuis Golfe-Juan sur la côte méditerranéenne deviendra la « route Napoléon ».
Grenoble connaît au XXe siècle une forte croissance économique et démographique. Ce mouvement est favorisé aussi bien par l’essor industriel et l’arrivée de nombreux immigrés italiens que par la sélection de la ville pour l’organisation des Jeux olympiques d’hiver de 1968.
Patrimoine architectural
La visite de Grenoble peut se faire en deux temps. Vous pouvez ainsi commencer par découvrir la vieille ville. La place Saint-André est l’un des hauts lieux de l’histoire grenobloise. Le palais Delphinal fut le siège du pouvoir grenoblois jusqu’au XVIIIe siècle. Quant à la collégiale Saint-André, elle abrite le mausolée du célèbre chevalier Bayard, natif de la région, auquel est également dédiée une statue, installée sur la place Saint-André.
Ne manquez pas non plus l’horloge solaire du lycée Stendhal. Imaginée en 1673 par un jésuite, le père Bonfa, elle recouvre environ 100 mètres carrés des murs de l’escalier principal du lycée. Unique au monde par ses dimensions, cet ouvrage indique à la fois l’heure solaire, le mois et le signe zodiacal correspondant.
La vieille ville regroupe aussi plusieurs hôtels particuliers construits entre le XVe et le XVIIIe siècle, remarquables par leurs portes cochères et leurs portails (hôtel Pierre Bucher, hôtel d’Ornacieux). Notons encore que le centre ancien abonde en places, charmantes ou prestigieuses, telles que la place Grenette, la place Saint-André, la place Victor-Hugo, la place Notre-Dame ou encore la place aux Herbes.
Vous pouvez poursuivre votre visite en vous rendant à la Bastille. Dominant l’agglomération de Grenoble, ce site fortifié est le plus grand ensemble d’architecture militaire français du XIXe siècle. Il offre un panorama inoubliable sur la ville et ses environs. Reliée au centre-ville depuis 1934 par le premier téléphérique urbain d’Europe, la Bastille est aussi le point de départ de plusieurs sentiers pédestres qui parcourent les contreforts du massif de la Chartreuse.
Dans un registre plus contemporain, le village olympique de Grenoble est remarquable par son architecture, qui évoque les villages de montagne. Actuellement en cours de réhabilitation, il est l’œuvre de Maurice Novarina, qui a aussi conçu le nouvel hôtel de ville de Grenoble.
Couvents, chapelles et cathédrale : comme bien d’autres grandes villes françaises, Grenoble ne déçoit pas les amateurs d’architecture religieuse.
Fondé en 1618, le couvent des Visitandines de Sainte-Marie-d’en-Haut, situé sur les pentes de la colline du Rabot, abrite depuis 1968 le Musée dauphinois. Ne manquez pas son cloître ni sa chapelle de la Visitation, lieu phare de l’art baroque français orné de fresques du peintre Toussaint Largeot. Classé monument historique, le site abrite aussi une très belle roseraie… Quant à l’ancien couvent des Minimes, fondé en 1646, il accueille depuis 1996 les activités de l’Orchestre de chambre de Grenoble.
Construite aux XIIe et XIIIe siècles, la cathédrale Notre-Dame de Grenoble comporte un baldaquin de style gothique flamboyant mesurant 15 mètres de hauteur, ainsi que des vestiges du haut Moyen Âge.
Musées
L’offre muséographique grenobloise est riche et diversifiée. Que vous souhaitiez découvrir l’histoire locale ou approfondir vos connaissances scientifiques, vous trouverez ici votre bonheur !
Le musée Saint-Laurent est associé au plus important des sites chrétiens de la ville, qui regroupe notamment des collections d’art français du haut Moyen Âge. Plusieurs sépultures datant des IVe-VIIe siècles ont en effet été mises au jour, notamment dans la crypte Saint-Oyand. Située au-dessus de cette crypte, l’église Saint-Laurent date du XVIIe siècle. Le musée est hélas fermé jusqu’en 2010.
Véritable musée des Beaux-Arts, le musée de Grenoble présente une prestigieuse collection de peintures anciennes, modernes et contemporaines. Des tableaux de Véronèse, Rubens, Georges de La Tour et Claude Lorrain côtoient ainsi des œuvres de Gauguin, Corot, Matisse, Bonnard, Léger, Klee, Magritte ou Chagall.
Soixante-cinq salles réunissent environ mille cinq cents œuvres sur 18 000 mètres carrés. Deux salles sont dédiées aux antiquités égyptiennes, avec notamment de très beaux sarcophages : l’une est réservée aux antiquités romaines, l’autre aux antiquités grecques.
Le MAGASIN, Centre National d’Art Contemporain de Grenoble, propose des expositions temporaires incluant des œuvres originales commandées pour l’occasion. Cette institution organise aussi des actions de sensibilisation, notamment à destination des plus jeunes, mais aussi des conférences et des formations.
Fondé en 1994, le musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère retrace les événements de la Seconde Guerre mondiale dans le département. Particulièrement important pour tous ceux qui souhaitent transmettre aux nouvelles générations les leçons de notre temps, ce musée présente toutefois des images très dures (à éviter pour les plus jeunes). Il comporte plusieurs installations audiovisuelles.
Au cœur du jardin des Plantes, le Muséum d’histoire naturelle de Grenoble bénéficie de 3 000 mètres carrés de locaux prestigieux. Animaux hors du commun, minéraux, fossiles… Découvrez en famille ses expositions permanentes ou temporaires, ses ateliers, projections et conférences.
Les futurs savants se donneront rendez-vous au CCSTI (Centre de Culture Scientifique Technique et Industrielle). Les activités proposées invitent à mieux comprendre les sciences et les nouvelles technologies par le biais d’expositions, de rencontres et d’expériences à réaliser soi-même.
Situé dans l’ancien couvent de Sainte-Marie-d’en-Haut, le Musée dauphinois vous promène à travers l’histoire des habitants de la province du Dauphiné. Ses expositions sont renouvelées régulièrement.
L’imposant musée de l’Ancien Évêché, situé à quelques mètres de la cathédrale Notre-Dame, en plein centre de Grenoble, a pour objet l’histoire du territoire isérois, du Paléolithique à nos jours. Classé monument historique, le site s’illustre par la grande richesse de ses collections. La crypte archéologique et le baptistère du sous-sol de l’ancien évêché datent des premiers temps du christianisme.
Dans les locaux majestueux de l’ancien musée de Peinture, la Plateforme présente des expositions sur l’architecture et l’urbanisme.
Sur un mode interactif et ludique, l’étonnant musée des Automates regroupe sous forme de tableaux animés des dizaines d’automates et d’instruments de musique artisanaux (boîtes à musique, orgues de barbarie, pianos mécaniques, oiseaux siffleurs, etc.).
Espaces verts
Le centre de Grenoble compte plusieurs parcs et espaces verts, dont le beau jardin de Ville, le jardin des Plantes et le jardin des Dauphins.
Produits du terroir
Parmi les spécialités grenobloises, on distingue le gratin dauphinois et le gâteau aux noix. Mais on peut également déguster des plats de toutes les Alpes, de l’Isère et du Lyonnais : ravioles, fondue, tartiflette, raclette, quenelles, saucisson lyonnais, etc.
Sports
Les activités estivales sont à la mesure des ressources naturelles : randonnée, baignade dans les nombreux lacs de la région, pêche, cyclisme, VTT, canyoning, spéléo, escalade, via ferrata, parapente… En hiver, c’est le temps des balades en raquettes, du ski nordique, du ski alpin, des sorties en traîneau… Une vingtaine de stations entourent en effet Grenoble. Tout autour de la ville, les montagnes offrent une multitude de sites naturels exceptionnels. Le village de Sappey-en-Chartreuse est la porte d’entrée du parc naturel régional de Chartreuse. Au cœur du parc naturel régional du Vercors, se trouvent les villages-stations de Lans-en-Vercors, d’Autrans et de Méaudre. Dans le massif de l’Oisans, on découvre la station de Vaujany et, dans le Belledonne, Chamrousse, ainsi qu’Allevard et son pays.
Événements
Grenoble est, sans conteste, la ville de toutes les musiques ! Ses festivals s’égrènent à chaque saison et mettent tous les styles à l’honneur. Total Session, Les 38e Rugissants ou Grenoble Jazz Festival contentent ainsi les oreilles les plus exigeantes !
À Grenoble, depuis bientôt dix ans, novembre bat avec Total Session au rythme du hip-hop et des pratiques artistiques urbaines comme le graff, le DJying ou la danse.
Dédié aux musiques nouvelles, le festival des 38e Rugissants est devenu au fil des ans un rendez-vous majeur. Entre fin novembre et début décembre, il explore la création musicale contemporaine sous toutes ses formes : instrumentale, vocale ou électroacoustique. Cette manifestation s’intéresse aussi au théâtre musical et propose installations et performances.
À Grenoble, printemps rime avec jazz ! Chaque année, le Grenoble Jazz Festival programme environ cinquante concerts où se produisent deux cents musiciens pour près de vingt mille spectateurs… Jeunes talents ou artistes chevronnés, jazz novateur : il y en a pour tous les goûts !
Le public grenoblois aime également la musique classique, le cinéma, le théâtre et les échanges culturels internationaux, tels que ceux du festival Ethnologie et Cinéma, du festival Du Monde aux Balkans, ou des rencontres du jeune Théâtre européen.
Enfin, le marché de Noël de Grenoble réunit chaque année quelque soixante exposants, artisans et commerçants. Les belles places Victor-Hugo et Grenette sont transformées pour l’occasion en véritables villages de Noël…
Marchés
À Grenoble, dans les différents quartiers de la ville, une vingtaine de marchés proposent des produits alimentaires, objets artisanaux ou vêtements… Parmi les plus séduisants, ceux du centre historique : le marché de la place aux Herbes se tient tous les matins sauf le lundi ; celui des Halles (place Sainte-Claire) se tient les mêmes jours autour et à l’intérieur des Halles, construites en 1874. Plus hétéroclite, le marché Saint-Bruno est aussi le plus populaire.
La brocante « Saint-Laurent » longe les quais de l’Isère les premiers dimanches de mars, juin, octobre et décembre. La brocante des Halles (place Sainte-Claire) a lieu trois fois par an.
Une liste complète des marchés aux puces, brocantes et autres vide-greniers est disponible sur le site de l’office de tourisme.
Restauration
Grenoble compte un certain nombre de restaurants renommés qui mettent l’accent sur la gastronomie et la créativité. Souvent situés dans des bâtiments prestigieux, ils allient le plaisir des yeux à celui des papilles !
On trouve aussi à Grenoble des brasseries ou des restaurants proposant une cuisine simple et familiale, souvent aux couleurs du Sud (spécialités espagnoles ou italiennes).
Hébergement
Grenoble bénéficie d’une offre hôtelière fournie, avec des établissements adaptés à tous les budgets (hôtels une à quatre étoiles, résidences hôtelières). Pour les week-ends, certains proposent des tarifs intéressants dans le cadre de l’opération « Bon week-end à Grenoble » : deux nuits pour le prix d’une.
Parfait pour un long week-end!
A VOIR: le musée de l'ancien évêché - gratuit, très bien présenté; le musée dauphinois - gratuit, très intéressant, très beau décor; musée de la résistance - gratuit, extrêmement bien fait, bouleversant mais essentiel; le marché de la place Sainte Claire le dimanche matin - belle ambiance, belle couleurs, bonnes odeurs; Punto Gusto (place aux Herbes) - glaces italiennes faites sur place, délicieuses! Brasserie les Archers (près de la place Grenette) - brasserie traditionnelle, excellent, très raisonnable; enfin, une belle journée dans la Chartreuse - magnifique!... Elise et Stéphane
Ahhhh Grenoble !
Que dire de grenoble? Si vous étes amoureux de randonnées, d'escalade, de via ferrata, de ski, de raquettes, bref amoureux de la montagne, ou encore de vélo, et bien cette ville est faite pour vous!!!! Déstination à ne manquer sous aucun prétexte !!! Jérémy de Grenoble évidemment !