Hautes-Cévennes : hôtel Logis
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Les montagnes des Cévennes forment l’extrémité sud-est du Massif central. Situé à l’est de Florac, le territoire désigné sous le nom de Hautes-Cévennes s’étend aux portes du parc national des Cévennes. Dans les Hautes-Cévennes, les routes ne sont jamais rectilignes, elles épousent les courbes de niveau ou suivent le cours sinueux des rivières. Ici, les randonneurs troquent en hiver leurs chaussures de marche contre des raquettes. Les villages de caractère et les vestiges de forteresses s’intègrent harmonieusement dans les paysages de la montagne cévenole.
Situation
Les Cévennes dominent les plaines couvertes de garrigues qui s’étendent autour de la ville de Nîmes. Sur le versant est du mont Lozère, le département du Gard forme comme un coin fiché entre la Lozère et l’Ardèche. À une quinzaine de kilomètres au sud de Villefort et de son lac, le territoire des Hautes-Cévennes s’organise autour de Génolhac. Les pentes du mont Lozère, faites de longues croupes dont le point le plus élevé atteint 1 699 mètres (sommet de Finiels), font partie des Hautes-Cévennes, que traverse la vallée de la Cèze.
Environnement naturel
Aujac, Bonnevaux, Chamborigaud, Concoules, Le Chambon, Malons-et-Elze, Ponteils-et-Brésis et Sénéchas sont les villages et les hameaux qui ont choisi de se grouper avec Génolhac, sous l’appellation de « Hautes-Cévennes », pour mieux faire connaître et découvrir leur territoire constitué de vallées paisibles, de vallons étroits, les « valats », et de crêtes découpées qui prennent le nom imagé de « serres ». Les paysages, sculptés par l’érosion, portent presque tous la marque de l’homme qui n’a pas ménagé ses forces pour édifier ces fameux murets en pierres sèches.
Histoire
Les traces sont rares, mais on a trouvé quelques pierres sur lesquelles l’homme a laissé son empreinte, montrant qu’il n’a pas hésité à choisir cette montagne sauvage comme lieu de vie, à l’époque paléolithique. Au Néolithique, l’homme dresse les menhirs que l’on trouve encore dans toutes les Cévennes. Au Moyen Âge, mais sans doute dès l’Antiquité, la région est traversée par un itinéraire majeur : la voie Régordane, qui relie le Bas-Languedoc à l’Auvergne et à l’Île-de-France. Quant à la voie de Coudoulous, elle joignait la voie Régordane au mont Lozère.
Le Moyen Âge, époque où les cartes politiques et ecclésiastiques se superposent, est marqué par la construction d’imposants châteaux forts, destinés à contrôler les voies de passage, et de castrums regroupant château et village perché, grâce auxquels les seigneurs assoient leur pouvoir. À ce moment apparaissent aussi de nombreux édifices religieux, parfois modestes. Entre 1702 et 1705, la guerre des Camisards, du nom des protestants réfractaires à la conversion au catholicisme imposée par les armées de Louis XIV, enflamme toute la région. La découverte de mines de charbon, au XIXe siècle, annonce le début de la révolution industrielle qui bouleverse la vie des villages et des vallées.
Patrimoine architectural
Les villages des Hautes-Cévennes possèdent tous un patrimoine digne d’intérêt. Les jolies ruelles de Génolhac conduisent jusqu’à l’église et la tour du XIIe siècle. Érigé sur un piton rocheux, Aujac est l’un des villages les plus pittoresques. Son château fort (XIIe siècle) encore intact était un élément du réseau de fortifications surveillant les routes qui empruntaient la haute vallée de la Cèze. En revanche, il ne reste que des ruines du château de Brésis.
Les églises de la région se caractérisent par leurs clochers-peignes, comme on peut le voir à Malons-et-Elze, à Concoules et à Bonnevaux, village par ailleurs remarquable pour ses maisons en schiste. À Sénéchas, il faut découvrir le menhir, les rochers gravés ou pétroglyphes, les vestiges de la première chapelle et l’église des XVe-XVIe siècles. Le passé minier des Hautes-Cévennes est notamment visible à Chamborigaud et au Chambon. À Chamborigaud également, on pourra se rendre au musée consacré à l’œuvre du conteur cévenol Jean-Pierre Chabrol.
Produits du terroir
La châtaigne et ses produits dérivés sont à l’honneur comme dans toutes les Cévennes, mais aussi le pélardon, fameux fromage de chèvre des Cévennes, les miels et les viandes de porc, de mouton, de veau et de volaille élevés sur place. On trouve également des productions issues de l’agriculture biologique, des fruits, des légumes ainsi que des sirops, des jus de fruits et des confitures, sans oublier le vin de pays des Cévennes.
Promenades et randonnées
Les Hautes-Cévennes se prêtent merveilleusement aux balades et randonnées à pied, à la découverte d’une nature sauvage et de paysages grandioses. Au départ de Sénéchas, six itinéraires faciles ont été aménagés et balisés. La Virado des Roncs conduit, depuis Concoules, sur les anciens chemins en calade, la voie Régordane et les sentiers forestiers, sur le versant oriental du mont Lozère. Cette randonnée de 3 heures 30 est une excellente occasion de se familiariser avec les essences d’arbres poussant dans la région : pins maritimes, hêtres, bouleaux, mélèzes, alisiers, frênes, chênes.
La Coste, au départ de Génolhac, est plus particulièrement destinée aux bons marcheurs. En 4 heures, elle mène au col de Montclar, par les anciennes drailles (sentiers autrefois empierrés), à l’ombre des châtaigniers, des pins et des chênes. Enfin, en voiture, la RD 362 conduit depuis Génolhac vers deux belvédères grandioses : le belvédère des Bouzèdes (1 235 m) et celui du pré de la Dame, qui offre de magnifiques vues sur le lac de Villefort.
Sports et loisirs
Outre les randonnées pédestres, les Hautes-Cévennes se prêtent bien aux balades avec des ânes bâtés qui peuvent porter bagages et enfants. Certains organisateurs proposent de véritables circuits qui comprennent une ou plusieurs nuits en chambre d’hôte, sous un tipi ou même sous une yourte. Les promenades en calèche sont également possibles au cœur du massif des Cévennes. Les circuits durent de 1 à 3 heures, voire une journée entière pour les plus longs, avec une pause pique-nique ou auberge.
Les activités nature sont bien sûr au programme de tous les visiteurs : baignade et pêche dans la Cèze à Sénéchas, location de VTT, balades à cheval à Ponteils et sur le mont Lozère, canyoning, escalade, parcours aventure, golf (parcours neuf trous à La Garde-Guérin) et, durant les hivers enneigés, promenades avec raquettes. Les amoureux de jardins seront comblés par celui du Tomple, à Concoules, et celui du Mas de l’Abri à Ponteils-et-Brésis. Tous deux sont labellisés « Jardin remarquable ».
Événements
À Génolhac, les cyclistes se retrouvent pour l’épreuve de la Granite-Mont-Lozère, et une fête est dédiée à l’âne vers la fin du mois d’août. À Ponteils-et-Brésis, le Rallye des vieilles roues cévenoles se déroule en avril. Le Chambon accueille les rencontres cévenoles de la Photo, en juillet.
Marchés
Parmi les marchés se tenant dans les villages des Hautes-Cévennes, signalons celui de Génolhac le samedi matin, toute l’année, le mardi matin, en été et le lundi en nocturne, en juillet et août. À Chamborigaud, le marché a lieu le dimanche matin et en nocturne le jeudi.
Restauration
En plus des restaurants d’hôtels, quelques établissements proposent la cuisine traditionnelle cévenole et une cuisine du marché avec les produits du terroir.
Hébergement
Gîtes ruraux, au cœur ou à proximité des villages, chambres d’hôte de charme, meublés saisonniers, campings, gîtes d’étape, hôtels-restaurants annonçant une cuisine de pays, accueil paysan, auberges, refuges en montagne composent une gamme assez large d’hébergements à la portée de tous.