Lisieux et le pays d’Auge : hôtel Logis
Il n'existe aucun hôtel pour cette destination
Deuxième lieu de pèlerinage français après Lourdes, Lisieux est mondialement célèbre pour avoir vu naître et mourir Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. En toute saison, les pèlerins se pressent dans les différents lieux de la ville qui témoignent de la vie de la sainte patronne secondaire de la France (la deuxième, après Jeanne d’Arc). Mais Lisieux n’est pas seulement un haut lieu de la spiritualité, elle offre à ses visiteurs les promesses de la Normandie la plus traditionnelle, à seulement quelques kilomètres des plages réputées de la Côte Fleurie. Les Lexoviens vous accueillent pour un séjour de charme ; ne leur demandez pas s’ils voient plutôt Lisieux comme la capitale de la foi ou comme celle de la douceur de vivre, ils vous feraient une réponse de Normands !
Situation
À 200 kilomètres de Paris, Lisieux se situe dans le nord-est de la Basse-Normandie. La préfecture de région, Caen, est à 65 kilomètres plus à l’ouest. Avranches, à la limite de la Bretagne, se trouve à 170 kilomètres au sud-ouest, 100 kilomètres séparant Lisieux d’Alençon, ville « frontière » avec la région des Pays de la Loire, plein sud. Sous-préfecture du Calvados, Lisieux n’est distante que de 30 et 50 kilomètres respectivement des stations balnéaires de Deauville et de Cabourg.
Environnement naturel
Située au confluent de la Touques, de l’Orbiquet, du Cirieux et du Graindain, la ville est établie en plein cœur du pays d’Auge, dont elle est la capitale. Cette région vallonnée, parsemée de nombreux bois et forêts, est délimitée par la vallée de la Touques à l’est, celle de la Dives à l’ouest, la Côte Fleurie au nord et les collines d’Argentan au sud. Dès la sortie de la ville, on est immergé dans le bocage qui, avec ses vaches, ses pommiers et ses chaumières, constitue l’archétype du paysage normand. Les bourgs et villages y portent les noms de Camembert, Livarot ou encore Pont-l’Évêque.
Histoire
À l’époque gauloise, l’actuel pays d’Auge est contrôlé par la tribu des Lexovii (ou Lexoviens), peuple gaulois établi le long de la côte normande. Lisieux s’appelle d’abord Noviomagus, ou Néomagus, c’est-à-dire « le nouveau marché ». Conquise par les Romains, la ville prend le nom de Civitas Lexoviorum, puis Lexovii, et enfin Lisieux. Au IIIe siècle, une enceinte de protection est érigée. Au Moyen Âge, l’artisanat et le commerce se développant, la ville s’agrandit et une nouvelle enceinte est construite.
C’est aux puissants évêques-comtes que l’on doit l’architecture majestueuse qui occupe encore un bon quart de la ville. Le célèbre Pierre Cauchon, devenu évêque de Lisieux après avoir condamné Jeanne d’Arc, fait reconstruire en 1432 la chapelle axiale de la cathédrale Saint-Pierre, où il est inhumé. Au XIXe siècle, la construction de nouveaux équipements publics et d’usines fait entrer Lisieux dans l’ère industrielle, parachevée par l’arrivée du chemin de fer. Le 7 juin 1944, le débarquement de Normandie donne lieu à de terribles bombardements qui réduisent la ville en cendres, et causent la mort de plus de mille cent civils. Le centre-ville sera entièrement reconstruit en moins de 10 ans.
On ne saurait évoquer l’histoire de Lisieux sans citer Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. Thérèse Martin naît le 2 janvier 1873, dans une famille très croyante (ses quatre sœurs aînées prennent le voile). À l’âge de 10 ans, ayant échappé miraculeusement à la mort grâce au sourire de la Vierge, elle veut entrer dans les ordres, mais elle devra attendre le 9 avril 1888 pour être admise au carmel de Lisieux. Elle y passe les 9 dernières années de sa vie. Atteinte de tuberculose, elle est plongée dans une « nuit de la foi » qu’elle traverse en affirmant passionnément sa confiance en l’amour miséricordieux de Dieu, ce qu’elle relate dans une autobiographie publiée en 1897. Histoire d’une âme lui vaut une rapide reconnaissance mondiale.
L’histoire de la « petite Thérèse » est reprise à son compte par l’Église catholique : béatifiée en 1923, puis canonisée en 1925, déclarée « Patronne des Missions » en 1927, elle est encore proclamée sainte patronne secondaire de la France par Pie XII en 1944, puis « Docteur de l’Église » par Jean-Paul II en 1997. La construction de l’immense basilique en 1929 avait été décidée pour trouver une solution à l’accueil des pèlerins affluant à Lisieux.
Patrimoine
Rare monument lexovien rescapé des bombardements de 1944, la cathédrale Saint-Pierre a probablement été construite entre 1160 et 1230, ce qui en fait l’un des premiers édifices gothiques de Normandie. La nef s’inspire du style gothique d’Île-de-France, tandis que les dernières parties, édifiées au XIIIe siècle, relèvent du style normand. La construction de la basilique Sainte-Thérèse débute en 1929 et sa consécration a eu lieu en 1954. Précédée d’un vaste parvis, elle domine la ville de sa masse imposante. Pouvant accueillir quatre mille personnes, c’est l’une des plus grandes églises construites au XXe siècle.
Aux portes de la ville, le château de Saint-Germain-de-Livet (XVe et XVIe siècles) mêle des éléments médiévaux et Renaissance. Il est entouré de douves et d’un agréable jardin fleuri. À Crèvecœur, on découvre un exemple unique de petite seigneurie miraculeusement préservée depuis le XIIe siècle. L’histoire médiévale normande est là, vivante, émouvante, captivante ! Et il est bien agréable de flâner dans le parc Renaissance du château de Boutemont. Le musée d’Art et d’Histoire, situé dans une jolie maison à pans de bois, propose notamment des collections d’objets antiques et ethnographiques, ainsi que des expositions temporaires.
Produits du terroir
Les carnivores se régaleront d’un poulet « Vallée d’Auge », de tripes à la mode de Caen ou encore d’andouille de Vire. Les autres pourront choisir coquillages et crustacés en provenance de la côte. Mais ce sont les produits laitiers qui assurent la réputation de la région, avec le beurre et la crème fraîche d’Isigny, et pas moins de trois fromages dAppellation dorigine contrôlée (AOC) qui portent le nom de leurs villages d’origine : Camembert, Livarot, et Pont-l’évêque. Côté desserts, difficile de résister aux sablés d’Asnelles et à la tarte aux pommes. Le cidre et le jus de pommes sont aussi au rendez-vous. Et un petit « Calva » pourrait être salutaire (ou fatal !) en fin de repas.
Pèlerinages
Il commence évidemment à la basilique, dont les mosaïques expriment le message de sainte Thérèse, et qui abrite des reliques. On pourra y découvrir un musée de cire représentant onze scènes de la vie de la sainte et les plus vaillants grimperont les trois cent cinq marches permettant d’accéder au dôme, d’où l’on a une superbe vue panoramique sur la ville. Le carmel, où Thérèse vécut jusqu’à sa mort, renferme son tombeau et propose un parcours « d’intériorisation » permettant de redécouvrir son message. Dans la cathédrale Saint-Pierre, une statue marque la place où Thérèse assistait à la messe et où elle reçut la grâce. La maison des Buissonnets, enfin, regroupe des meubles et des objets évoquant son enfance.
Promenades et randonnées
En ville, le joli jardin de l’évêché (attribué à Le Nôtre) offre un havre de paix aux promeneurs, qui pourront aussi diriger leurs pas vers l’arboretum, où sont plantés, sur 12 hectares, plus de 700 arbres de 130 variétés. Le Jardin archéologique, quant à lui, présente des vestiges de thermes gallo-romains récemment mis au jour.
Hors la ville, plusieurs parcs et jardins remarquables invitent le visiteur à la rêverie. Remontant au XVIIe siècle, le domaine des Enclos, à Bénerville-sur-Mer, propose une vue panoramique sur la campagne augeronne et sur la mer. À Saint-Martin-de-la-Lieue, les producteurs du domaine de Saint-Hippolyte, classé « Site remarquable du goût », offrent au visiteur des dégustations de produits « made in pays d’Auge ». De nombreux circuits thématiques balisés permettent de découvrir le pays. En suivant l’itinéraire de la « route du Cidre », on visitera ainsi nombre de petits bourgs typiquement augerons.
Sports et loisirs
Toutes les activités sportives et de loisir sont disponibles à Lisieux et aux alentours : au pays du cheval, toutes les formes de pratique équestre sont bien sûr à l’honneur (attelage, polo, randonnées, ou visite de haras), mais également le VTT, la pêche, le tennis, ou le canoë-kayak. En famille, le complexe aquatique du Nautile sera un havre de fraîcheur, tandis que le parc zoologique Cerza, avec son « Safari train », ne manquera pas de vous dépayser.
Événements
Les « Fêtes Thérésiennes » (processions, messes, conférences) rendent hommage en septembre à l’enfant du pays. Dans un autre registre, les « Jazzitudes » sont le rendez-vous de l’été des amateurs de jazz. Après le Tour de France, la petite reine est encore à la fête, en août, au Critérium international de cyclisme et au royaume du cheval, les journées internationales de l’Attelage, en octobre, complètent les nombreuses manifestations hippiques de la région.
Marchés
Le samedi, un marché traditionnel se tient à Lisieux même. Le mercredi, en été, a lieu un marché artisanal, dans le centre-ville. À signaler : le marché bio de Honfleur du mercredi matin, et des marchés à l’ancienne dans plusieurs villes et villages du pays.
Restauration
On pourra, au choix, savourer une cuisine traditionnelle dans un des restaurants de la ville ou des alentours, ou se satisfaire d’un snack dans un des établissements de restauration rapide.
Hébergement
Plusieurs hôtels traditionnels de toutes catégories vous accueillent à Lisieux. Le camping est une alternative rendue possible par les aménagements disponibles dans toute la région. On pourra également opter pour des chambres d’hôte en ville ou aux alentours. À noter que plusieurs gîtes ruraux proposent des formules d’hébergement dans les villages du bocage.
Petit Train de Lisieux.
Ne pas oublier de prendre le Petit Train de Lisieux sur les pas de St Therese. Easy gGoing, 74, Boulevard joseph Santraille, 24100, Bergerac. Tel: 06 70 37 31 43 ou Fax: 054 53 73 38 37.