Mende : hôtel Logis
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Au cœur de la Lozère, dans la verdoyante vallée du Lot, Mende est l'ancienne capitale du Gévaudan, devenu le département de la Lozère. Avec ses fontaines de pierre et ses antiques demeures, cette ville d’histoire et de légendes est aujourd’hui un point de départ privilégié vers les montagnes de Lozère et les gorges du Tarn.
Situation
Beaucoup plus proche de Montpellier que de Paris, Mende est une cité du Sud, située à moins de 2 heures de la Méditerranée. Ici, pourtant, ce n’est déjà plus la douceur du Languedoc qui règne, mais l’agréable fraîcheur et les stimulants contrastes des Cévennes.
Environnement naturel
Mende est au carrefour de quatre régions naturelles, les montagnes des Cévennes au sud-est, les Grands Causses au sud, le haut plateau de l’Aubrac au nord-ouest et les espaces boisés de la Margeride au nord-est.
À 730 mètres d’altitude, la ville est surplombée par le mont Mimat et sa forêt escarpée de pins noirs d’Autriche. En gravissant le mont Mimat, on découvre un vaste panorama de collines et plateaux, de bois et cours d’eau.
Histoire
L’histoire de Mende est étroitement liée à celle de saint Privat (IIIe siècle) qui, par son sacrifice, fit de la ville un lieu de pèlerinage. Premier évêque des Gabales (peuple du Gévaudan), saint Privat se retire dans une grotte du mont Mimat pour prier quand les Alamans (envahisseurs germaniques) le capturent. Ils le torturent à mort car il refuse de livrer son peuple, réfugié dans la forteresse de Grèzes. Les Barbares finiront par renoncer à leur assaut et par promettre aux Gabales de les laisser en paix.
On trouve aujourd’hui, au sommet du mont Mimat, la croix de Saint-Privat (éclairée la nuit), qui domine la vallée du Lot. Au XIIe siècle, Aldebert III, évêque de Mende, reçoit du monarque Louis VII la plus rare reconnaissance qu’un roi puisse accorder : une Bulle d’Or, acte accordant à son détenteur les pleins pouvoirs sur les habitants de son évêché. Désormais tout-puissant et responsable de son « royaume », Aldebert fait construire des remparts et fortifie les voies d’accès.
En 1368, 15 ans après la fin de la guerre de Cent Ans, durant laquelle Mende a accru ses fortifications, le pape Urbain V lance la construction de la cathédrale, qui prend fin en 1467. Les guerres de Religion, qui opposent les catholiques aux protestants, conduisent le capitaine protestant Mathieu Merle aux portes de Mende en 1579. Merle assiège Mende le soir de Noël, durant la messe de minuit. Désormais maître de la ville, il règne enfin sur toute la région et fait détruire, dans sa plus grande partie, la cathédrale d’Urbain V. Henri III de Navarre, futur Henri IV roi de France, fait libérer la ville en 1581.
Au début du XVIIe siècle, les parties démolies de la cathédrale sont reconstruites. Dès 1721, la peste tue des milliers de personnes. La destruction des remparts est ordonnée en 1768 afin que « l’air circule mieux ». Au cours de la seconde partie du XVIIIe siècle, Mende est le théâtre d’événements étranges et meurtriers : la Bête du Gévaudan entre en scène. Après 3 années de massacres, la Bête semble avoir été abattue…
En 1790, après la Révolution, le Gévaudan devient la Lozère lors du découpage administratif établi par les députés de l’Assemblée nationale constituante et Mende accède au statut de chef-lieu du département. Au XIXe siècle, le pin noir d’Autriche est choisi pour le reboisement des causses de Mende. Résistants et bien acclimatés, les conifères protègent désormais la ville des inondations. En 1888, Mende précède le reste de la France en se dotant de l’éclairage électrique.
Durant la Seconde Guerre mondiale, Henri Bourrillon, maire de la ville, s’oppose au régime de Vichy et devient l’un des chefs de la Résistance en Lozère. Arrêté et déporté en Allemagne, il meurt en 1945. Un collège mendois porte aujourd’hui son nom.
Du temps où la Lozère s’appelait encore le Gévaudan, les environs de Mende furent le théâtre d’événements mystérieux auxquels sont liées plusieurs légendes. La plus connue reste celle de la Bête du Gévaudan, qui sema la terreur entre 1764 et 1767, et dont personne ne sait vraiment quelle était la nature.
Responsable de nombreuses attaques meurtrières envers des femmes et des enfants, la Bête fut souvent décrite par les rescapés comme une sorte d’énorme loup. Les explications concernant la violence des attaques et la monstruosité de la Bête ne manquent pas, mais aucune à ce jour ne fait l’unanimité. Entre l’hypothèse d’un détraqué ou d’un groupe d’assassins, celle d’un dresseur de chiens qui aurait fait d’un loup un monstre sanguinaire, ou celle d’un animal (hyène, loup, chien) aux proportions hors du commun, le mystère de la Bête du Gévaudan reste entier.
Une autre légende met en scène la sœur du roi Dagobert, sainte Énimie : promise à un homme dont elle ne voulait pas, elle pria le Seigneur qui lui vint en aide en lui infligeant la lèpre. Défigurée, mais libérée de son prétendant, la princesse retourna à ses prières pour échapper cette fois au mal qui la rongeait. Une apparition lui dit alors de plonger son corps dans la fontaine de Burle. Elle s’y rendit et guérit, mais les plaies réapparurent dès qu’elle voulut regagner ses terres. Elle comprit que pour conserver sa beauté elle devrait rester toute sa vie dans cette région.
Patrimoine architectural
D’étroites ruelles pavées plongent le visiteur dans une atmosphère médiévale. L’impressionnante cathédrale gothique a traversé l’histoire mouvementée de la région. Du haut de ses 84 mètres, elle trône au centre de la ville. Bâtie dès 1368 à l’initiative du pape Urbain V, la cathédrale est achevée un siècle plus tard. En 1508, François de la Rovère, évêque de Mende et neveu du pape Jules II, lance l’édification du grand clocher. Les chanoines décident de participer et font bâtir à leurs frais le petit clocher.
En 1512, les travaux étant terminés, deux bourdons sont hissés au sommet des clochers : ces cloches se nomment l’une Jean et l’autre François ou Marie-Thérèse. L’énorme Marie-Thérèse, appelée aussi « la Non Pareille » en vertu de sa singularité (elle est la plus grosse, lourde et bruyante cloche du monde médiéval), fait 3,25 mètres de diamètre, 2,75 mètres de hauteur, 33 centimètres d’épaisseur et pèse 25 tonnes. Elle est détruite en 1580 durant les guerres de Religion pour être fondue en canons, mais il en reste aujourd’hui le battant, qui pèse à lui seul 470 kilogrammes !
Le pont Notre-Dame fait partie des merveilles de Mende et reste le plus ancien témoin de l’histoire de la ville. Ce petit chef-d’œuvre de la fin du XIIe siècle, à l’époque seul pont enjambant le Lot, est aujourd’hui classé monument historique, après avoir résisté aux flots tourmentés et destructeurs de la rivière. La salle des mariages de l’hôtel de ville, au premier étage, est décorée de tapisseries d’Aubusson du XVIIIe siècle, classées monuments historiques.
Édifiés, selon toute vraisemblance, par le même architecte, entre le XIIIe et le XIVe siècle, la synagogue de l’ancien quartier juif et le couvent des Carmes, rue de l’Ange, sont les deux plus vieilles maisons de Mende.
La tour des Pénitents, à l’entrée de la ville, échappa à la destruction des remparts en 1768. Elle abritera prochainement un musée consacré à l’art sacré. La chapelle Saint-Dominique accueille quant à elle des expositions. Quant au musée de Mende, dédié à la minéralogie, la paléontologie et la préhistoire, il est hélas actuellement fermé.
Produits du terroir
La spécialité sucrée de Mende est un délicieux croquant aux noisettes et aux amandes, fabriqué au pied du mont Mimat. Avant de déguster ce petit gâteau sec à la forme allongée, les amateurs de fromage pourront se régaler avec du bleu des Causses au lait de vache, du pélardon crémeux au lait cru de chèvre, ou de la tome de Lozère, le tout accompagné de charcuterie régionale comme le fricandeau, la saucisse sèche ou le pâté de foie de porc.
S’ils résistent à l’aligot (purée de pommes de terre à la tomme d’Aubrac), à la pouteille (porc et bœuf au vin) et aux manouls (à base de tripes de porc, ça se tente !), les plus gourmands succomberont au chou farci, au boudin noir, à la pachade et à la coupétade qui cachent, derrière leurs drôles de noms régionaux, autant de saveurs authentiques.
Sports et loisirs
Dans un environnement encore sauvage, voire farouche, les activités de plein air ne manquent ni de piquant ni d’exotisme ! Tous les aménagements en milieu naturel ont été faits dans le respect de l’environnement. Vous trouverez ainsi des parcours VTT parfaitement ancrés dans la forêt de Mende sans qu’aucun arbre n’ait été coupé (le VTT Park propose un circuit pour les enfants, un autre pour les plus grands, ainsi qu’une aire de jeu pour les moins de 5 ans), ainsi qu’un parcours dans les arbres « non invasif » dans le parc Mimat’Aventures.
Des sports les plus communs aux défis les plus extrêmes, Mende propose une belle panoplie d’activités. Les parcours naturels aménagés de VTT séduiront les amateurs de relief et de sensations fortes, curieux de découvrir la forêt. Les plus endurants préféreront peut-être le cyclotourisme, avec des circuits allant de 24 à 52 kilomètres (les Boucles mendoises), ou la grande randonnée cyclotouriste, le Tour de la Lozère, proposant un parcours de 600 kilomètres ouvert à tous !
Autres options pour se promener : la randonnée pédestre, tout d’abord, avec notamment un circuit d’1 heure 30 permettant de découvrir la ville et la richesse de son patrimoine. Des randonnées plus aventureuses sont proposées, comme celle de l’ermitage Saint-Privat, au-dessus de la ville, celle des vieux villages, ou encore celle du dolmen de Changefège. L’équitation, ensuite, pour débutants ou initiés. Été comme hiver, les balades à cheval émerveillent toujours par leur caractère ludique et enchantent les cavaliers en herbe ! Le centre équestre de Mende propose cours, stages et randonnées.
Profitez des gorges du Tarn pour vous adonner aux sports d’eau vive : canoë-kayak, rafting – pour ceux qui n’ont pas peur de se mouiller dans les courants rapides et rafraîchissants –, mini-raft, hot dog ou encore canyoning. Pour se détendre dans un cadre naturel et accueillant, rien de tel que la pêche. Enfin, pour rester dans le domaine aquatique, la baignade est possible dans la piscine municipale et, pour ceux qui ne sont pas frileux, dans les lacs.
Mende est décidément une ville sportive. Spéléologie, tir à l’arc, parapente, avion (biplace ou quadriplace), ULM, planeur, motocross, escalade, ou enfin sports d’hiver (ski alpin, ski de fond, raquettes) : dans les airs, sur la terre ferme, ou même sous terre, vous ne pourrez pas échapper à l’offre des différentes associations mendoises.
Événements
Toute l’année, sans interruption, Mende organise des animations culturelles : soirées théâtrales, expositions, rencontres et débats, cirque, journée de l’Enfance, spectacles de danse et nuits ciné-musique pour les mélomanes insomniaques.
Mende a été élue par deux fois « ville la plus sportive de France », en 1988 et en 1998. Cette reconnaissance a favorisé le développement des activités et des rendez-vous sportifs, comme le championnat de France de Moto enduro et la finale de la coupe de France des Rallyes.
Marchés
Pour les inconditionnels du bio, Mende et ses environs accueillent une multitude de marchés spécialisés dans les produits régionaux : chaque mercredi et samedi, c’est comme une renaissance pour les plus urbains de ses visiteurs. On y redécouvre les joies des produits frais et naturels, juteux et sucrés !
Les grandes foires de Mende, qui ont lieu les premiers mercredis de janvier, avril, mai, juin, septembre et novembre, permettent aux chineurs et curieux de trouver leur bonheur.
Restauration
Restaurants gastronomiques, cuisine traditionnelle, mais aussi grill, brasserie, crêperie, salon de thé, pizzeria… Plusieurs établissements proposent leurs services aux touristes affamés.
Hébergement
Il n’y a pas que la végétation qui fleurit à Mende : les hébergements et restaurants aussi ! Hôtels, auberge de jeunesse, chambres d’hôte, locations particulières, gîtes, centre d’accueil de groupes et campings, les modes de réception s’adaptent aux goûts et aux moyens de chacun.
Bonne surprise !
En vacances "nature" en Lozère j'avoue que j'ai débarqué à Mende par nécessité (retrouver des amis) : en 2 h j'étais séduit ! La ville a du charme, les touristes ne sont pas stressés et puis quel marché sympa! Allez, on reviendra !