Privas – Rhône et vallées : hôtel Logis
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Privas, l’Ardèche et ses marrons ! Même s’il se fonde sur une réalité, le raccourci imaginé pour décrire une région en quelques mots est parfois un peu réducteur. Privas, c’est en effet cela, mais bien plus encore. Porte d’entrée dans le parc naturel régional des monts d’Ardèche, Privas est une cité que l’histoire n’a pas oubliée. À une époque où le cadre naturel et l’environnement sont devenus des éléments déterminants pour choisir son lieu de vacances, la préfecture de l’Ardèche, avec les vallées et les plateaux voisins, ne manque pas d’arguments.
Situation
Au pied du mont Toulon (436 m), la ville de Privas garde un site stratégique original, dans la vallée de l’Ouvèze, à seulement une quinzaine de kilomètres du large couloir rhodanien. Un peu en retrait, Privas se situe environ à égale distance de Valence et de Montélimar et à moins de 30 kilomètres d’Aubenas. À la limite du Bas et du Haut-Vivarais, formés d’une succession de plateaux entrecoupés de vallées et de dépressions, Privas regroupe autour d’elle quinze localités qui constituent la communauté de communes de Privas – Rhône et vallées, région vivante où la nature réserve bien des surprises.
Environnement naturel
Malgré des hivers qui peuvent être sévères, rappelant que le Bas-Vivarais est la partie la plus orientale des terres auvergnates, Privas et sa région, entre les plateaux du Coiron et des Boutières, sont fortement marquées par les influences méditerranéennes remontant par la vallée du Rhône. La campagne a ici des airs du sud bien assumés. Le climat est généralement doux et bien ensoleillé. Avec la garrigue, la végétation prend des accents méridionaux ; les terres sont bien adaptées aux vergers et la lumière sait profiter des grands coups de balai du mistral voisin.
Histoire
Quelques vestiges d’une villa romaine et une nécropole du haut Moyen Âge sont les seules traces d’une ancienne occupation par l’homme des environs de Privas. Lieu d’échange entre le nord et le sud du Vivarais, Privas commence à faire parler d’elle au XIIIe siècle, quand est édifié le premier bourg autour de l’église Saint-Thomas. Privas est alors une possession des comtes de Valentinois, puis, plus tard (XVIe s.), de Diane de Poitiers. Privas sort définitivement de sa relative discrétion quand Jacques Vallier (ou Valéry), un prêtre privadois, commence à prêcher la Réforme en 1534.
Par l’édit de Nantes, en 1598, Privas devient l’un des places fortes concédées par Henri IV aux calvinistes. Mais, lorsque l’héritière de la baronnie de Privas, Paule de Chambaud, se convertit au catholicisme en 1620, les Privadois se révoltent et détruisent le château. En 1629, les armées royales, avec à leur tête Louis XIII et Richelieu, prennent position au pied de la ville rebelle qui renforce ses défenses. Après 16 jours de siège, l’assaut est donné par vingt mille hommes qui saccagent, pillent et massacrent la population. La révocation de l’édit de Nantes, en 1685, signifie l’exil pour beaucoup de Privadois et Privas sombre dans le marasme.
Au XVIIe siècle, l’exploitation de la soie apporte une certaine aisance à Privas et la Révolution, avec son édit de tolérance, donne un nouveau dynamisme à la ville qui devient chef-lieu du département de l’Ardèche. L’essor se confirme au cours du XIXe siècle avec la découverte de mines de fer à Saint-Priest, à quelques kilomètres au sud-ouest de Privas., l’arrivée du chemin de fer de l’Ardèche à Privas en 1862 et l’installation de hauts fourneaux qui fonctionnent jusqu’au début du XXe siècle.
Patrimoine
Franchissant l’Ouvèze, le pont Louis XIII est l’élément le plus remarquable du patrimoine de Privas. Construit au Moyen Âge sur une voie de communication reliant la vallée du Rhône à la montagne ardéchoise, il a beaucoup souffert du siège de Privas par les armées de Louis XIII et a été restauré par la suite pour permettre le passage des troupes. S’il n’a plus aujourd’hui de grande importance routière, il offre néanmoins une très belle vue sur la cité. Place de la République, on ne peut manquer la tour Diane de Poitiers, construite au XVe siècle, dans un style Renaissance, par les ducs de Valentinois. À signaler aussi, la chapelle des Récollets, de style classique, érigée au XVIIe siècle.
Parmi les visites conseillées, citons le moulin de Mandy, dans le village de Pranles, à quelques kilomètres au nord de Privas. Trois ruisseaux fournissent l’énergie nécessaire à la production de farine. Une visite guidée permet de se familiariser avec les anciennes techniques de fabrication et les moyens hydrauliques nécessaires. Dans le même village, le musée du Vivarais protestant est aussi à découvrir ; il occupe la maison natale de Pierre Durand et de sa sœur Marie, très actifs résistants huguenots du XVIIIe siècle.
Produits du terroir
Premier de tous les produits du terroir de la région, la châtaigne est à l’origine du titre de « capitale du marron glacé » attribué à Privas après l’invention de ce dernier par un enfant du pays, Clément Faugier, en 1882. Tous les produits dérivés sont bien sûr proposés dans les différentes pâtisseries et confiseries de Privas. On peut y trouver également d’excellents chocolats chez le chocolatier Joël Patouillard, des fromages, des charcuteries et des vins d’Ardèche, qui ont valu à Privas d’être classée « site remarquable du goût », par le Conseil national des arts culinaires (CNAC).
Promenades et randonnées
Depuis la place des Récollets, dans le centre ancien de Privas, un sentier conduit au site du Montoulon (ou mont Toulon) où se dresse un cône volcanique caractéristique. Au sommet sont érigées trois croix qui dominent la ville ; la vue y est superbe. Au col de l’Escrinet, le sentier « De l’hirondelle au sanglier » est un circuit de découverte de la nature, long de 2,4 kilomètres, qui se parcourt en 2 heures. Privas est par ailleurs le point de départ de plusieurs balades et de randonnées balisées et aménagées qui sillonnent le bassin privadois. Destinées aux marcheurs de niveaux différents, elles sont détaillées dans des topo-guides que l’on peut se procurer à l’office de tourisme (forêt du Barrès, sentier des cinq ponts…).
Un autre topo-guide conseille aux cyclistes une vingtaine d’itinéraires au départ de Privas, et des clubs locaux organisent régulièrement des sorties. Les cavaliers pourront se rendre au club « Le Pré de Julius », à Berzème, au sud de Freyssenet, qui propose des balades à cheval ou attelées, des promenades avec poneys ou en calèche. Les grottes de la Jaubernie, à Coux, occupées à la préhistoire puis ayant servi de cache à plusieurs périodes de l’histoire, constituent enfin un but intéressant d’excursion.
Sports et loisirs
Le parapente, la pêche dans des cours d’eau de première et deuxième catégorie (Ouvèze, Rhône…), l’escalade sur les falaises qui dominent la vallée du Rhône (Chomérac, Le Pouzin…) ou parmi les blocs du bois Laville, à Veyras, peuvent aisément être pratiqués par ceux qui le souhaitent. Les cours d’eau des environs de Privas sont ouverts à des activités telles que le kayak et le canyoning, et si vous souhaitez simplement vous rafraîchir des chaleurs de l’été, le plan d’eau de La Neuve, à Lyas, et les piscines de Privas vous accueillent. Enfin, sensations garanties au parcours acrobatique de l’Indian Forest Ardèche à Coux.
Événements
À Privas, le mois de mai est réservé aux grands sportifs qui participent au raid nature Grads – Duels, comprenant des épreuves de course à pied, canoë, VTT, trail, course d’orientation et tir à l’arc. L’Ardéchoise est un ensemble de circuits destinés aux cyclotouristes qui se déroule sur 3 ou 4 jours en avril et qui propose une trentaine de parcours de longueurs et de difficultés variables. Elle réunit plusieurs milliers de participants qui découvrent ainsi la montagne ardéchoise. En octobre, les coureurs s’inscrivent à la course à pied des Dragonnades.
L’archéologie a son festival en avril à Privas, organisé par l’association Carte archéologique et recherche en terre d’Ardèche. En juillet, ce sont les mélomanes qui sont à la fête avec le festival Musique d’à côté, qui propose des musiques venues du monde entier. À Chomérac, les soirées de juillet et août sont consacrées au festival Clair de Lune, au théâtre de verdure avec des spectacles de différents types (cinéma, théâtre, musique classique, jazz…). En novembre, Images et Paroles d’Afrique revendique son appellation de festival solidaire avec concert, marché africain, expositions, ateliers pour enfants…
Marchés
À Privas, le marché se tient le mercredi et le samedi matin, place de l’Hôtel-de-Ville. À Alissas et au Pouzin, il s’installe le mercredi matin, alors qu’à Chomérac, ce rendez-vous est fixé le jeudi matin. De mi-juin à mi-octobre, Coux accueille le marché des cerises et des châtaignes, le dimanche matin.
Restauration
Restaurants gastronomiques, traditionnels, auberges avec des menus essentiellement constitués de spécialités ardéchoises, petits restaurants, bars à vins avec soirées à thèmes : on sait accueillir à Privas et dans les environs. On peut également trouver pizzerias, crêperies, brasseries, salons de thé, ainsi qu’un restaurant marocain.
Hébergement
Les hôteliers du pays de Privas – Rhône et vallées accueillent les visiteurs dans des hôtels confortables, pour la plupart deux ou trois étoiles. Ceux qui aiment un accueil discret et personnalisé choisiront les chambres d’hôte avec tables d’hôte, les locations de vacances labellisées « Gîtes de France Ardèche » ou « Clévacances », l’hôtellerie de plein air…