Saint-Jean-du-Gard : hôtel Logis
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Au pied de la corniche des Cévennes, Saint-Jean-du-Gard marque l’entrée dans l’univers protégé du parc national des Cévennes. Établie sur la rive gauche du gardon de Saint-Jean qui rejoint, un peu plus en aval, le gardon de Mialet pour former le gardon d’Anduze, la petite cité touristique se situe au croisement de la vallée Borgne et de la vallée Française. Les visiteurs de Saint-Jean-du-Gard sont toujours sensibles à l’ambiance, à l’histoire et à l’environnement cévenols dont sont fiers les Saint-Jeannais.
Situation
Saint-Jean-du-Gard se situe sur l’un des principaux axes de pénétration du massif des Cévennes, plus sauvage et moins fréquenté cependant que ceux qui, au sud, relient Le Vigan à Nîmes et, plus au nord, mènent d’Alès à Florac. À une quinzaine de kilomètres en amont d’Anduze, sur le gardon, Saint-Jean-du-Gard est à l’extrême limite des départements du Gard et de la Lozère. Alès, la principale ville proche, est à moins de 30 kilomètres en passant par Anduze, tandis que Nîmes, préfecture du département, est à environ 60 kilomètres. Saint-Jean-du-Gard se trouve au cœur d’un espace naturel que l’on nomme traditionnellement la Gardonnenque.
Environnement naturel
Les paysages de la Gardonnenque sont d’une grande variété avec la prépondérance d’une végétation typiquement méditerranéenne : la garrigue. Des mûriers rappellent l’importance passée de la sériciculture. La proximité des Cévennes se fait déjà sentir avec des reliefs accidentés, sculptés par les eaux furieuses des gardons en crue ainsi que par les bois de chênes et les premiers châtaigniers, arbres emblématiques de cette montagne pauvre et rude.
Histoire
L’histoire de Saint-Jean-du-Gard commence véritablement au XIIe siècle, lorsque des moines bénédictins y implantent un prieuré et une église qu’ils baptisent Saint-Jean-de-Gardonnenque (San Johannis de Gardonnenque), rapidement entourés de nouvelles maisons où habitent des paysans qui travaillent la terre et plantent des châtaigniers. Le site est superbe et attirant : le village grossit et devient un centre artisanal et commerçant connu.
Au XVIe siècle, Saint-Jean-du-Gard se convertit à la Réforme. Une longue période de luttes religieuses s’ouvre alors, à laquelle l’édit de Nantes (1598) ne met fin que de façon précaire et provisoire. Louis XIV reprend en effet l’offensive contre les protestants : révocation de l’édit de Nantes (1685), conversions forcées au catholicisme, destruction de temples… Mais la résistance s’organise et prend bientôt la forme d’une lutte armée : c’est la révolte des camisards (1702), dont l’un des chefs, Abraham Mazel, est natif du hameau de Falguières, proche de Saint-Jean-du-Gard. Finalement vaincues par les armées royales, les Cévennes insurgées subissent une sévère répression, marquée notamment par la destruction de cinq cents villages.
Patrimoine architectural
Témoin des rivalités entre catholiques et protestants, le château est tel qu’il a été reconstruit au XVIIe siècle, après son incendie par les troupes royales. Le bâtiment, meublé d’époque, est privé, mais se visite. En revanche, de l’ancien prieuré ne reste que la tour de l’horloge, ancien clocher de l’église conventuelle. La Grand’Rue qui a toujours été le cœur du village est bordée de plusieurs demeures et hôtels anciens qui recèlent de belles portes des XVIIe-XVIIIe siècles.
Sur la Grand’Rue également, le musée des Vallées cévenoles, installé dans une ancienne auberge du XVIIe siècle, présente les traditions, la vie quotidienne et les principales activités de la région, en particulier la culture du châtaignier et la production de soie. De cette dernière témoigne également la Maison rouge, ancienne filature édifiée en 1838, la dernière à avoir fabriqué la soie des Cévennes. Au Mas-Soubeyran, sur la commune de Mialet, le musée du Désert retrace le passé du protestantisme et son histoire régionale très mouvementée au cours de laquelle se tenaient les fameuses assemblées du Désert, appelées ainsi du fait de leur caractère clandestin. Le musée est installé dans la maison de Roland, l’un des chefs de la révolte des camisards.
Produits du terroir
La châtaigne, qui donne lieu à une fête annuelle au mois de novembre, est l’un des produits du terroir les plus répandus, à Saint-Jean-du-Gard comme dans toutes les Cévennes. On trouve également des fromages de chèvre dont le fameux « pélardon ». Charcuteries et miel complètent un éventail assez large, dont vous pourrez apprécier la richesse en vous rendant au moulin des Olivettes.
Promenades et randonnées
À pied, à cheval ou à vélo, ou en compagnie d’un âne, plusieurs sentiers de randonnée vous mèneront sur les pas de Robert Louis Stevenson, qui termina à Saint-Jean-du-Gard son célèbre périple cévenol (relaté dans son livre Voyage avec un âne dans les Cévennes) avec son ânesse Modestine. Mais d’autres sentiers de découverte attirent également les marcheurs, à partir de Saint-Jean-du-Gard et des villages environnants. Ainsi, au départ de Mialet, le sentier de Roquefeuil s’adresse aux randonneurs expérimentés et bien entraînés qui feront une boucle de 5 heures pour admirer les paysages des Cévennes et le hameau de Saint-Paul-la-Coste. Depuis Thoiras, la draille de Rouveyrac (3 h 30 pour 10 km) conduit les marcheurs le long du chemin de la transhumance.
Sports et loisirs
Les sports que l’on peut pratiquer à Saint-Jean-du-Gard sont variés : baignade en rivière ou en piscine, canyoning, canoë-kayak, parcours acrobatique dans les arbres, équitation, VTT, escalade, spéléologie, tennis… Dans l’aquarium de Saint-Jean-du-Gard évoluent des poissons des mers tropicales et des rivières asiatiques et amazoniennes. Près de Mialet, la grotte de Trabuc organise une visite guidée d’1 heure sur une distance d’un peu plus d’1 kilomètre pour admirer le lac de Minuit, le pont du Diable et surtout les « cent mille soldats » que représentent des milliers de petites stalagmites. Les amateurs de vieux trains se feront un plaisir d’emprunter le train à vapeur des Cévennes, entre Saint-Jean-du-Gard et Anduze, avec une halte à la bambouseraie de Prafrance.
Événements
Le week-end de Pâques est le rendez-vous fixé pour le festival des musiques traditionnelles et populaires « Le Boulegan ». Le premier week-end d’août se déroule la fête votive avec bals, attractions foraines et feux d’artifice. En août également, l’événement culturel est la fête des Théâtres avec des spectacles pour tous publics, du classique au théâtre de rue en passant par la commedia dell’arte dans différents points de la ville.
Marchés
Mardi est la matinée réservée au marché hebdomadaire de Saint-Jean-du-Gard. Le jeudi en été, un marché de l’artisanat se tient en nocturne. De Pâques à la Toussaint, les producteurs locaux proposent leurs produits au marché du samedi matin.
Restauration
Divers établissements à Saint-Jean-du-Gard, Thoiras, Corbès et Mialet font découvrir la cuisine traditionnelle des Cévennes à base de produits locaux et des plats classiques et familiaux. On trouve aussi brasseries, snacks, pizzerias, bars et glaciers.
Hébergement
Hôtels deux étoiles et standard, gîtes d’étape, locations meublées, chambres et tables d’hôte ainsi que campings constituent un ensemble fourni d’hébergements.