Saintes-Maries-de-la-Mer : hôtel Logis
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La découverte de la Camargue ne peut se concevoir sans un séjour aux Saintes-Maries-de-la-Mer. Comme un mirage surgi des eaux qui l’environnent – celles de ses étangs et celles de la mer –, la petite ville de quelque 3 000 habitants se serre autour de son église fortifiée, visible à des kilomètres à la ronde. Que vous y restiez un jour ou un mois, que vous veniez lors du pèlerinage annuel de tous les gitans d’Europe ou à une période plus calme, vous serez, comme Van Gogh qui y découvrit la Méditerranée, sensible à son authenticité, à sa beauté, à sa lumière. La ville combine le charme de son capital historique à celui des plaisirs familiaux de la baignade et de la randonnée, et se prête à toutes les formes de séjour.
Situation
Situées dans le département des Bouches-du-Rhône, à l’extrémité ouest du delta du Rhône, et dans le parc naturel régional de Camargue, les Saintes-Maries-de-la-Mer sont à 38 kilomètres d’Arles, et à 20 kilomètres à vol d’oiseau de Salin-de-Giraud, à laquelle la relie depuis 1859 la « digue à la Mer », destinée à protéger le pays des fortes tempêtes d’équinoxe. Bâtie sur la langue de sable qui sépare l’étang des Launes de la mer, la ville jouit d’un climat méditerranéen, sec et ensoleillé, tempéré par l’omniprésence de l’eau. Elle offre le charme intact de ses petites rues fraîches et accueillantes, de ses places animées et ombragées, et constitue un point de départ idéal pour la découverte des paysages de la Camargue.
Environnement naturel
La commune, très étendue (l’une des plus grandes de France métropolitaine après sa voisine Arles), est essentiellement constituée de terres agricoles dites de « zone humide », à la flore et à la faune exceptionnellement riches et variées, que l’on peut découvrir dans le parc ornithologique tout proche. Les manades, exploitations traditionnelles, perpétuent l’élevage des chevaux et des taureaux de la race camarguaise. Sur de longues étendues de pâturages et de marais, ceux-ci vivent en semi-liberté, encadrés par les gardians, tels que le roman puis le film Crin Blanc les ont immortalisés en faisant rêver des générations d’enfants.
Histoire
Lieu de peuplement très ancien, le village construit autour de son église n’est jusqu’au XVe siècle qu’un petit port, une minuscule étape sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, dont le nom varie selon les époques ou les documents : « Saintes-Maries » (mais aussi « Notre-Dame ») « de-la-Barque » ou « de-Ratis ». La légende qui a donné naissance au pèlerinage des Saintes-Maries-de-la-Mer naît très tôt. Ayant fui la Palestine sur un bateau sans voile, Marie Jacobé et Marie Salomé, parentes du Christ, accompagnées entre autres de Lazare et Marie-Madeleine, auraient abordé au village. Les deux femmes s’y seraient installées avec leur servante noire Sara, tandis que leurs compagnons partaient évangéliser la Provence.
En 1448, des restes qui seraient ceux de Marie Jacobé et Marie Salomé sont découverts sous l’église du village et deviennent de précieuses reliques. En 1838, le village prend le nom de Saintes-Maries-de-la-Mer. Le pèlerinage se centre peu à peu sur Sara, sainte patronne des gitans. À partir du XIXe siècle, la présence de ces derniers au pèlerinage annuel des Saintes se renforce, au point qu’il devient essentiellement le leur. Plusieurs fois par an, les gens du voyage affluent de l’Europe entière vers les Saintes. Le rassemblement le plus important a lieu les 24 et 25 mai. Le 24, une procession accompagne la statue de Sara jusqu’à la mer ; le 25, les reliques des deux Maries sont à leur tour portées en procession à travers la ville, accompagnées de gardians à cheval.
Le marquis de Baroncelli (1899-1943) a marqué l’histoire des Saintes. Aristocrate né à Aix, amoureux fervent de la Provence, au point que le poète Frédéric Mistral lui aurait dit : « Je te confie la Camargue », il consacre effectivement sa vie à cette région, dans des conditions matérielles parfois difficiles. Dans sa manade, il travaille à l’amélioration de la race camarguaise pour concurrencer les taureaux espagnols, contribue à codifier la course camarguaise, et crée en 1909 la Nation gardiane, destinée à préserver le folklore régional. Il se bat également pour que le culte de Sara soit reconnu par l’Église, et les gitans acceptés lors du pèlerinage. La légende rapporte que les taureaux de son ancienne manade accompagnèrent spontanément le convoi du transfert de ses cendres, qui passait le long de son terrain.
Patrimoine
L’église date du IXe siècle et tient davantage de la forteresse, avec sa nef unique surmontée d’un haut clocher dit « clocher à peigne », ses murs percés de meurtrières et son chemin de ronde sur le toit. Au-dessus du chœur, la « chapelle haute » servait autrefois de corps de garde. On peut voir dans la nef l’« oreiller des Saintes », sorte de bloc de marbre poli par le temps qui fut retrouvé en même temps que les reliques, et surtout de très émouvants ex-voto. Dans la crypte se trouve la statue de Sara. La terrasse offre une vue panoramique inoubliable. Autre lieu à visiter, le musée Baroncelli, installé depuis 1942 dans l’ancien hôtel de ville, et doté de collections sur l’archéologie de la commune, la faune de la région et son folklore. Un beau cadran solaire orne sa façade.
Produits du terroir
Vous ne manquerez pas de goûter les spécialités à base de produits régionaux : riz de Camargue, poissons des étangs, anguilles des marais, viande taurine, huîtres des étangs de Thau ou de Bouzigues. Le seul nom des plats est déjà alléchant : barbouillade d’artichauts, gardiane de taureau, tellines (coquillages) ou encore moules en brasucado. Le célèbre « vin de sable » du golfe du Lion accompagne à merveille tous ces plats, à moins que vous ne lui préfériez un côtes-du-rhône ou un Languedoc.
Sports
La découverte de la Camargue s’offre à vous par tous les moyens imaginables, du plus paisible au plus sportif : à pied, à cheval, en voiture (quad ou 4 X 4), en VTT et même en avion ! Les cavaliers, qu’ils soient débutants ou chevronnés, sont ici comblés par une offre particulièrement riche, mais les amateurs de sports nautiques ne sont pas en reste. Les véliplanchistes seront sans doute intéressés par le canal spécialement aménagé pour les records du monde de vitesse, et l’on peut également faire du kayak sur le petit Rhône.
Loisirs
Amateurs de farniente au soleil, les plages vous attendent : celles des Saintes, accessibles directement à pied, ou la plage-est, un peu plus éloignée (4 km), mais plus sauvage. La digue à la Mer, interdite aux voitures sur une quinzaine de kilomètres, est le lieu idéal d’une randonnée, vous donnant vraiment l’impression de « marcher sur l’eau ». Le parc ornithologique du Pont de Gau permet l’observation des oiseaux des zones humides, dont le célèbre flamant rose, mais aussi, selon les saisons, de nombreux oiseaux migrateurs. Un centre de thalassothérapie propose différentes formules.
Les enfants
Ils sont ici particulièrement comblés, car toutes les activités leur sont accessibles : les plages ne présentent aucun danger, les randonnées sont faciles, un minigolf les accueille et les moyens de découverte du pays (promenades à cheval, à poney ou en calèche, balades sur l’eau, safaris, petit train) les séduiront. Ils peuvent s’initier à l’ornithologie au parc du Pont de Gau, apprécient les visites de manades et prennent un plaisir particulier à assister aux lâchers de chevaux ou de taureaux dans les rues de la ville.
Événements
Les pèlerinages contribuent à l’animation de la ville, celui des 24 et 25 mai étant le plus important et le plus suivi. Messes, veillées de prière et processions vous font entrer dans la culture gitane. D’autres se tiennent le troisième week-end d’octobre et le premier de décembre. Le festival du Cheval en juillet et la feria Biou y Toros en août, véritable fête du taureau et de la tauromachie, rappellent la relation privilégiée que la ville entretient avec ces animaux.
Ne manquez pas en juin le lâcher de cent cinquante chevaux dans les rues de la ville, ni, aux mois de septembre, octobre et novembre, les « abrivados » (lâchers de taureaux dans les rues). Les arènes voient se dérouler les courses de tau (jeunes taureaux) et les courses camarguaises. Plus paisible, la Festo Vierginenco de juillet permet aux jeunes filles de 16 ans de porter pour la première fois le costume arlésien, dont le célèbre ruban noir.
Marchés
Le marché provençal se tient le lundi et vendredi matin sur la place des Gitans. Très coloré, comme tous les marchés provençaux, il vous permet de découvrir les primeurs et les produits régionaux, mais aussi l’artisanat local.
Restauration
Hôtels-restaurants, auberges, bistrots et traiteurs vous proposent de découvrir la cuisine régionale. Il est également possible de manger sur le pouce, par exemple en dégustant une pizza ou des crêpes.
Hébergement
L’offre est particulièrement vaste. Le climat permet d’envisager un hébergement dans les différents campings, sous tente ou dans des mobile homes. Vous pouvez également trouver des gîtes ruraux, des chambres d’hôte, des hôtels de toutes catégories. À noter pour les amateurs de chevaux : plusieurs gîtes sont aménagés dans des centres équestres.