Salon-de-Provence : hôtel Logis
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Entre les Alpilles et l’étang de Berre, Salon-de-Provence est une cité historique, réputée pour sa base aérienne, sa prestigieuse école de l’air où se forment les as de la Patrouille de France. Mais à Salon, on est avant tout dans cette Provence si convoitée, lumineuse et accueillante en toute saison. La ville offre une grande diversité de loisirs et de découvertes. De Salon-de-Provence, on accède rapidement à la Camargue, aux Alpilles et à la côte méditerranéenne. Nul besoin d’être Nostradamus – qui vécut à Salon-de-Provence – pour deviner que le séjour se fera sous le soleil et dans l’atmosphère joviale du Midi.
Situation
À la limite de la vaste plaine de la Crau, au sud de la montagne du Lubéron et au sud-est de la petite chaîne des Alpilles où se perche le château des Baux-de-Provence, Salon-de-Provence est située sur un très ancien carrefour de voies de communication. L’époque contemporaine n’a pas abandonné cette tradition : à Salon se croisent les autoroutes doublant les anciennes routes nationales venant d’Avignon, d’Aix-en-Provence ou d’Arles ainsi que les axes desservant les villes des bords de l’étang de Berre.
Environnement naturel
Une plaine de galets fertilisée au fil des siècles par d’importants travaux d’irrigation : ainsi se présentent les étendues plates de la Crau construites au fil des millénaires par les alluvions du Rhône et de la Durance, qui ont formé, en s’agrégeant, un poudingue. Il s’agit d’une terre aride, utilisée traditionnellement pour le pacage des moutons. Cette plaine ensoleillée et balayée par le typique mistral (vent du nord qui fait toute l’originalité du climat provençal) est principalement couverte d’une végétation basse, qualifiée de steppe, d’où surgissent des chênes verts et les flammes des cyprès plantés pour servir de haie protectrice aux cultures.
Histoire
En dépit de quelques vestiges préromains trouvés dans les environs, le nom de Salon n’apparaît qu’à la fin du IXe siècle. Ses propriétaires, les archevêques d’Arles, font ériger dès le Xe siècle des fortifications et la ville acquiert une certaine importance commerciale sur la route du sel. À partir du XIIIe siècle, débute la construction du château-forteresse de l’Empéri qui dure jusqu’à la Renaissance et qui subit d’incessantes modifications jusqu’au XIXe siècle. Au XVIe siècle, l’ingénieur Adam de Craponne construit un canal depuis la Durance pour irriguer la Crau et améliore profondément la vie des Salonais grâce au développement de l’agriculture.
C’est à la même époque que Michel de Nostredame vient s’installer à Salon, d’où est originaire son épouse Anne Ponsard. Médecin juif natif de Saint-Rémy-de-Provence, il a officié dans le Sud-Ouest, où il a combattu la peste avec des traitements « miracles ». Se faisant appeler Nostradamus, notre médecin s’intéresse à l’astrologie, alors en vogue, et prononce des prédictions annuelles que publie un almanach. Il édite les Centuries et sa réputation dépasse la France pour atteindre la cour royale. Victime de la goutte, il s’éteint en 1566. Il est aujourd’hui possible de visiter la maison de Nostradamus, transformée en un musée passionnant qui illustre les grands moments de la vie de l’astrophile.
Les travaux d’embellissement de la ville se poursuivent au XVIIe siècle, époque à laquelle est bâtie la tour de l’Horloge, caractérisée par son campanile à trois cloches. Les pierres de Valentine, ocre-jaune, utilisées pour sa construction sont également choisies pour le nouvel hôtel de ville. L’histoire retient, enfin, le terrible tremblement de terre qui secoue la ville le 11 juin 1909.
Patrimoine architectural
Utilisé longtemps comme palais, le château de l’Empéri est l’une des plus anciennes forteresses de Provence. Résidence des archevêques d’Arles jusqu’au XVIIIe siècle, il subit de nombreuses transformations durant les siècles suivants, dont l’adjonction de la grosse tour, au XIVe siècle. Ce bâtiment a, tout au long de son histoire, accueilli des hôtes célèbres (François Ier, Catherine de Médicis, Louis XIV, Anne d’Autriche, Mazarin…). Transformé en caserne militaire au XIXe siècle, il est endommagé par le tremblement de terre de 1909, tout particulièrement la tour nord-est qui doit être abattue. Il abrite aujourd’hui le musée d’Art et d’Histoire militaire, dont la collection est l’une des plus grandes du monde, puisqu’elle se place en deuxième position après celle des Invalides de Paris.
L’église Saint-Michel est un condensé de différents styles qui lui viennent de plusieurs remaniements depuis son édification, au XIIIe siècle. Un clocher a été adjoint au XVe siècle et son portail est surmonté d’un beau tympan roman. La porte de l’horloge et l’hôtel de ville sont deux monuments incontournables. Une découverte de Salon comprend nécessairement aussi une promenade sur les cours du centre-ville. La collégiale Saint-Laurent, un des plus beaux sanctuaires gothiques de France, abrite le tombeau de Nostradamus. On ne manquera pas non plus le musée Grévin de la Provence, qui offre un agréable voyage au cœur de la Provence et ce depuis l’Antiquité, et le musée de Salon et de la Crau.
Autres visites instructives : les savonneries Marius-Fabre et Rampal-Latour. La fabrication du savon de Marseille date du XVIe siècle, à Marseille principalement, Toulon et Salon-de-Provence. C’est à Colbert que l’on doit la règlementation de son élaboration. On y apprend les étapes successives de cette fabrication : l’empâtage (chauffage de la graisse végétale – particulièrement l’huile d’olive – avec de la soude), l’épinage (extraction des eaux glycérineuses), le relargage (lavage à l’eau salée de la pâte précédemment obtenue) et la liquidation (ajout d’eau douce) avant le durcissement de la pâte, découpée ensuite en morceaux puis estampillée.
Produits du terroir
L’huile d’olive du mas des Bories et les chocolats de la chocolaterie « Nostradamus » sont les principaux produits du terroir que l’on trouve à Salon. Sans oublier, bien sûr, les fameux savons de Marseille traditionnels et autres produits (savonnettes, savon liquide, bains douche recommandés pour la peau, savon noir pour l’entretien de la maison et certains traitements du jardin, savon en paillettes…). Fruits et jus de pommes peuvent également être trouvés dans les fermes des environs.
Promenades et randonnées
Le sentier de Grande Randonnée GR 6 traverse le massif du Tallagard, aux portes de Salon-de-Provence. La mairie y organise la promenade « La Pastorale » dont le but est de sensibiliser les promeneurs à la flore méditerranéenne et à la vie d’autrefois. En chemin, il faut faire une halte à la ferme de la Pastorale. L’itinéraire est long de 5,7 kilomètres et nécessite 2 heures 30 de marche. Autres sentiers dans le massif : « Les Caussiers » (3,7 km, 1 h 30), « Agussons » (6,5 km, 2 h), « Abeilles » (7,3 km, 2 h 30). Ces promenades peuvent être faites à pied, à cheval et à VTT.
Sports et loisirs
Plusieurs piscines sont ouvertes au public : la piscine de Lurian et des Bressons, la piscine des Canourgues et le centre nautique municipal. Pour jouer au tennis, il faut s’adresser au club ASPTT ou au Nostra Tennis club. Autres sports possibles : le karting sur le circuit Mistralkart’one, pour les plus de 15 ans, l’initiation au planeur au centre de vol à voile de la Crau, à l’aéro-club de Salon – Eyguières, hammam et massages ou encore billard. Les amateurs de courses hippiques se rendront à l’hippodrome de la Crau ; on trouve par ailleurs à Salon-de-Provence plusieurs centres équestres. Il y a de nombreux golfs autour de la commune. Les enfants, eux, se régaleront dans les parcs à thème et pourront s’amuser dans les 6 hectares d’Accro Passion qui proposent non moins de cent soixante ateliers pour tous les âges.
Événements
En juin, avec l’association Mémoires et légendes, le centre ancien de Salon sert de cadre à une reconstitution historique de la Renaissance, pendant 3 jours. Le programme comprend des spectacles d’art vivant : cirque, théâtre de rue, combats d’escrime, démonstration de tournois de chevalerie. Le tout se termine par de grandes ripailles et un festival de saltimbanques. Début juillet, les amateurs de jazz se donnent rendez-vous au festival Week and Jazz. Le château de l’Empéri reçoit le festival Théâtre côté cour. Enfin, le festival international de Musique de Salon-de-Provence invite des musiciens classiques de renommée, pendant une dizaine de jours.
En août, suit un festival d’Art lyrique, toujours au château de l’Empéri. Fin octobre-début novembre, il faut aller à l’espace Charles-Trenet pour le salon du Rire, en mars au festival européen de la Poupée où se retrouvent de nombreux collectionneurs et en avril, aux rencontres cinématographiques au cinéma Les Arcades. Aux Canourgues, le mois de juillet accueille de nombreuses activités sportives et culturelles, au cours d’un « Été décalé ». En août, on peut retenir une tournée musicale et des animations organisées par les cafetiers et restaurateurs.
Marchés
Les différents marchés de Salon-de-Provence ont lieu selon le calendrier suivant : le mardi matin, avenue de Wertheim ; le mercredi matin, cours du centre-ville et place Morgan ; le vendredi matin, avenue du Dauphiné ; le samedi matin, la place Morgan accueille un marché paysan tandis qu’un marché bio s’installe sur le parvis de l’église Saint-Michel ; le dimanche matin c’est place du Général-de-Gaulle que sont disposés les étals.
Restauration
Les restaurants gastronomiques, traditionnels ou typiquement provençaux offrent une cuisine à base de produits du terroir de qualité. Il faut ajouter les pizzerias, crêperies, brasseries, une cafétéria, un bar à vin, des snacks et des établissements spécialisés dans la restauration rapide.
Hébergement
On trouve à Salon-de-Provence plusieurs hôtels, allant jusqu’à quatre étoiles. Il faut ajouter deux gîtes ruraux au calme, un camping sur les bords de la Durance, des chambres d’hôte, des meublés de tourisme, une résidence hôtelière pour satisfaire tous les types de demandes.