Tulle : hôtel Logis
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Une halte à Tulle suffit pour ressentir le souffle du temps qui passe. Dans cette cité allongée au creux de la vallée de la Corrèze, chaque maison, chaque ruelle, chaque escalier qui monte vers le quartier de l’Enclos et la cathédrale Notre-Dame raconte ses mémoires. L’ensemble de ces récits font que la préfecture de la Corrèze est à découvrir à pied, tous les sens en éveil, pour ne pas risquer de manquer le rendez-vous avec l’histoire d’une ville qui s’est fait un nom dans des domaines aussi divers que la fabrication de la dentelle et son point caractéristique ou la facture d’accordéons.
Situation
Au fond d’une vallée encaissée, où la Corrèze est rejointe par la Vézère et la Solane, Tulle aligne ses maisons anciennes sur 3 kilomètres, au carrefour de plusieurs voies de communication dont les principaux axes sont la RN 89 (doublée par l’autoroute A 89) en direction de Lyon ou de Bordeaux, la RN 120 d’Uzerche à Argentat, la RD 940 vers Beaulieu-sur-Dordogne et d’autres routes secondaires, dont les RD 978 vers Marcillac-la-Croisille ou la RD 44, un itinéraire buissonnier vers Brive-la-Gaillarde.
Environnement naturel
Toute la palette des verts semble réunie autour de Tulle. Ce petit pays rural présente un visage très accidenté où la Corrèze coule au fond d’une gorge sur les pentes de laquelle s’accrochent les maisons du centre-ville. Les Tullistes n’ont pas à aller loin pour trouver les paisibles paysages limousins composés de pâturages où se détache la robe fauve des vaches de la race locale, et de forêts profondes où dominent les résineux sous lesquels poussent en abondance les champignons qui font les délices des gourmets de la région.
Histoire
Occupé par les Romains qui se mettent sous la protection d’une déesse nommée Tutela, très vénérée dans cette région, le site accueille un embryon de la future cité au VIIe siècle, quand est fondé un premier monastère qui sera détruit par la suite. Un chantier qui durera près de deux siècles est ouvert en 1130 pour la construction d’une abbatiale qui devient cathédrale en 1317, par décision du pape Jean XXII, qui crée le diocèse de Tulle comprenant une cinquantaine de paroisses. La ville connaît un certain essor grâce à l’élevage et au commerce du drap, des peaux et de l’huile de noix.
Après plusieurs épidémies de peste, Tulle doit subir le siège des Anglais en 1346 et en 1370, avant d’être dévastée par les armées protestantes sous les ordres de Turenne, pendant les guerres de Religion. Finalement, Tulle reste catholique, les congrégations religieuses affluent et la ville s’étend au-delà de son enceinte fortifiée. À la fin du XVIIe siècle, la cité s’industrialise, les ateliers textiles se multiplient avec l’apparition du fameux « point de Tulle » qui caractérise les dentelles locales et le développement des manufactures d’armes pour la marine royale.
La fin de la Seconde Guerre mondiale voit les maquisards attaquer la garnison allemande ; ils libèrent la ville avant que la division SS allemande « Das Reich » n’en reprenne le contrôle, suppliciant quatre-vingt-dix-neuf habitants. Cent quarante et une personnes sont déportées avant que les troupes allemandes ne se dirigent vers Oradour-sur-Glane, dont elles feront un village martyr. Au lendemain de la guerre, la manufacture d’armes se reconvertit progressivement dans les productions civiles. Après une baisse d’activité dans les années 1970, la fabrique d’accordéons Mangein Frères connaît aujourd’hui un renouveau.
Patrimoine architectural
Avec son élégante flèche gothique, haute de 73 mètres, la cathédrale Saint-Martin se signale de loin. Restaurée dans son état primitif, elle possède également un très beau porche, une grande verrière contemporaine et un cloître avec son musée, le musée du Cloître de Tulle André-Mazeyrie. La dentelle, les accordéons, les arts religieux, la céramique et les armes anciennes y sont particulièrement mis en avant. Parmi les édifices les plus remarquables, signalons la maison de Loyac (XVIe siècle), qui présente une façade encadrée de deux tourelles où se conjuguent les styles gothique et Renaissance.
Un musée départemental de la Résistance et de la Déportation retrace l’histoire de la ville pendant l’occupation allemande avec de nombreux documents racontant l’horreur de cette époque. Un autre musée, lié à l’activité passée de la ville, est ouvert depuis 1979 dans l’ancienne manufacture nationale d’armes. Ce patrimoine industriel identitaire de Tulle comprend un panorama de l’histoire de l’armement, des fabrications françaises et étrangères, réunissant une collection exceptionnelle. De nombreuses animations y sont organisées tout au long de l’année.
Produits du terroir
Les produits de salaison comme le jambon, le saucisson, la terrine, le pâté, le foie gras, le confit, le fromage de chèvre cabécou, la viande de veau fermier du Limousin, la viande de porc local, les champignons (cèpes, girolles), la truite, les noix et les châtaignes figurent parmi la longue liste des produits du terroir que l’on retrouve un peu dans toute la Corrèze. Les pâtissiers locaux proposent le « rocher de Tulle », à base de chocolat à croquer, de café soluble et de noisettes ou noix grillées, qu’apprécient les amateurs de douceurs.
Promenades
De très nombreux circuits de petite randonnée sont accessibles à tous les marcheurs autour de Tulle. Un topo-guide local, disponible à l’office de tourisme, présente des itinéraires pour découvrir, au détour des chemins, de très beaux paysages et des exemples du patrimoine rural de la région. La fédération française de Cyclotourisme a tracé plusieurs circuits pour les VTT dans ses deux bases de Tulle et Clergoux. La cascade de Gimel est un site sauvage à découvrir en famille. Un sentier permet de s’approcher de trois chutes impressionnantes qui se suivent sur une courte distance : le Grand Saut (45 m), la Redole (38 m) et la Queue de Cheval (60 m) qui finit dans un profond gouffre.
Sports et loisirs
Au centre aquarécréatif de l’Auzelou, à Tulle, les amateurs de baignade et de jeux d’eau trouveront des équipements couverts et découverts : un bassin sportif, un bassin ludique, une pataugeoire, un toboggan. Le centre est ouvert toute l’année, sauf à Noël. À la même base, le kayak-club tulliste organise plusieurs activités telles que le canoë-kayak, le rafting, les randonnées aquatiques, l’escalade, le VTT et le tir à l’arc. Le golf le plus proche est celui du Coiroux, à Aubazine.
À Clergoux, l’étang du Prévot est ouvert à la baignade non surveillée. Il est possible d’y pêcher, de pratiquer la planche à voile et des jeux sont proposés aux enfants. Au lac des Bariousses, à Treignac, la baignade est surveillée, la voile et la pêche autorisées. Parmi les jeux destinés aux enfants figure un minigolf. À la base de loisirs de Treignac, les activités sont nombreuses et variées : canoë-kayak, pédalo, rafting, parapente, cerf-volant, équitation, parcours dans les arbres, course d’orientation, cyclotourisme, pêche, randonnées avec chiens de traîneau et quad. À Seilhac, le lac de Bournazel est également équipé pour la pratique de loisirs nautiques : pédalo, planche à voile, pêche, auxquels s’ajoute l’équitation.
Événements
À Clergoux, de mi-juin à mi-septembre, se déroule le festival de Sédières, dans le cadre du château de Sédières, avec des spectacles jeune public (musique, opéra, cirque…) et des expositions. Tulle organise durant le troisième week-end de septembre le festival international d’Accordéon « Les Nuits de nacre ». Un mois plus tard, c’est le festival « Ô les Chœurs » avec concerts, cinéma, théâtre. En novembre, le « festival d’Art photographique » est l’occasion d’un concours de photos, d’expositions, de conférences et de stages.
Marchés
Le marché de Tulle a lieu le mercredi et le samedi matin sur le quai de Baluze. À Naves, c’est le mercredi matin, à Sarran le jeudi et à Treignac, le vendredi. Au château de Sédières, le troisième jeudi du mois, se déroule un marché festif « Un dimanche à la campagne » auquel participent les producteurs locaux.
Restauration
Dans les restaurants de Tulle et des environs, les cuisines traditionnelle et régionale sont à l’honneur sur la plupart des cartes. Autres choix possibles : des brasseries, des crêperies, des fermes auberges et des salons de thé.
Hébergement
Les hôtels non classés, un, deux ou trois étoiles, disposent pour la plupart d’un restaurant. Les vacanciers recherchant le calme et une ambiance conviviale pourront choisir parmi les chambres d’hôte, les plus indépendants loueront un meublé de tourisme ou un meublé classé entre une et quatre étoiles. Ils pourront aussi s’installer dans un gîte de France trois épis ou enfin opter pour une location saisonnière.